Vers de nouvelles mesures pour réformer le secteur de la gestion des ordures
APS
SENEGAL-ENVIRONNEMENT-REFORMES

Vers de nouvelles mesures pour réformer le secteur de la gestion des ordures

Dakar, 10 août (APS) - Le coordonnateur de l’Unité de coordination de la gestion des déchets solides (UCG), Ibrahima Diagne, a annoncé plusieurs mesures pour une réforme du secteur au Sénégal. 
 
"Nous allons mettre en place des structures au niveau des quartiers pour accueillir les déchets provenant de la pré-collecte pour ainsi créer une économie locale avec la création d’une coopérative pour les travailleurs de la pré-collecte", a-t-il dit. 
 
Il s’agit de trois centres de commercialisation et de regroupement qui vont accueillir les masses de déchets afin de les trier pour ensuite les valoriser, selon M. Diagne qui s’entretenait, mercredi soir, avec la RTS, au cours de l’émission hebdomadaire "Le Point". 
 
"Le Sénégal va disposer des premiers centres intégrés de valorisation des déchets d’Afrique. Les travaux sont en cours. Le casier et le centre de tri sont en réalisation. D’ici la fin de l’année, a annoncé Ibrahima Diagne, on pourra réceptionner les premiers centres".
 
Selon lui, cette perspective devrait faire du Sénégal un pays pionnier dans ce domaine, avec ce projet financé par la Banque mondiale et l’Etat du Sénégal à hauteur de 35 milliards de francs CFA. 
 
"Le Sénégal est le pays le plus actif dans ce domaine en Afrique", affirme le technicien, avant d’annoncer qu’en janvier et février 2018, "plus de 5 milliards de francs" CFA d’équipements lourds seront réceptionnés, notamment des camions de collecte entre autres.
 
"Tout cela permettra de mettre en place des systèmes de management au niveau de ce secteur", a ajouté le coordonnateur de l’UCG.
 
Pour la durabilité et la pérennisation de cet investissement, a souligné Ibrahima Diagne, l’Etat a engagé des réformes dans le secteur. 
 
"Nous avons proposé une loi d’orientation de ce secteur qui permettra de fixer le cadre stratégique mais aussi le décret qui réglemente le secteur, qui date de 1974", a indiqué Ibrahima, ajoutant que celui-ci "sera mis à jour". 
 
D’autre part, a-t-il annoncé, de nouveaux mécanismes de financement vont permettre d’évaluer les coûts d’investissement et ceux d’exploitation prévisionnels pour les dix prochaines années, afin de proposer des stratégies de recouvrement. "Cela va garantir la pérennisation des investissements", a-t-il dit. 
 
Ce projet, entre autres, devrait créer au moins 15 000 emplois avec de nouveaux métiers. "Il faut leur donner les conditions de renforcer leur employabilité. C’est pourquoi, nous sommes en train de finaliser le plan national de formation qui va identifier 99 métiers spécifiques à la gestion des déchets, pour 21 modules de formation", a expliqué Ibrahima Diagne. 
 
L’objectif, dans cinq ans, selon lui, est de former près de 20 000 personnes dans ce secteur. 
 


SBS/MD/BK