L’UNFPA appelle à décourager les grossesses précoces pour réduire le taux de mortalité maternelle
APS
SENEGAL-SANTE

L’UNFPA appelle à décourager les grossesses précoces pour réduire le taux de mortalité maternelle

Dakar, 26 avr (APS) - Le directeur régional du Fonds des nations unies pour la population (UNFPA), Mabigue Ngom a soutenu, mercredi à Dakar, que la réduction du taux de mortalité maternelle en Afrique résultera des progrès additionnels consentis pour décourager des grossesses précoces.
 



’’Si nous faisons des progrès additionnels pour décourager les mariages précoces et les grossesses précoces qui s’en suivent, nous aurons une autre opportunité de pousser davantage vers le bas le fort taux de mortalité maternelle en Afrique’’, a-t-il dit. 

 
M. Ngom s’adressait à des journalistes en marge du colloque international organisé à l’occasion du 20ème anniversaire du centre régional de formation de recherche et de plaidoyer en santé de la reproduction axé sur le thème : "les soins obstétricaux et néonataux d’urgence : vingt-ans après".
 
Selon lui, "l’accès à la planification familiale permet de réduire la mortalité maternelle d’un tiers. Et l’Afrique doit pouvoir faire le saut qualitatif nécessaire pour éviter que la femme ne meure en donnant la vie". 
 
Mabigué Ngom a invité à faire en sorte que "la femme soit informée, qu’elle ait accès à des services de planification familiale de qualité, qu’elle ait le choix et l’on puisse d’assurer la continuité dans la disponibilité de ces services pour obtenir des résultats". 
 
L’accès des jeunes aux services de planification familiale, a-t-il ajouté, est d’importance capitale dans la mesure où, il leur permet d’éviter les grossesses précoces qui constituent un facteur important pour le cas d’avortement. 
 
Il a cependant proposé de "mettre l’accent sur la disponibilité de la formation et des services afin de permettre aux uns comme aux autres de connaître et d’avoir la possibilité de se protéger au moment voulu". 
 
’’Les soins obstétricaux et néonataux sont d’une importance majeure dans la mesure où le pays enregistre jusque là un taux de mortalité assez élevé’’, a, quant à elle, déclaré le député et membre de commission santé de l’Assemblée nationale, Hawa Dia Thiam
 
Selon elle, il est très important de "s’arrêter pour voir là où se situe le problème en vue d’apporter des solutions". 
 
Elle a néanmoins salué le progrès fait par le Sénégal notamment en ce qui concerne le soin humanisé à l’accouchement malgré quelques problèmes qui persistent. 
 
Hawa Dia Thiam a estimé que "s’il y a une politique de santé bien orientée et une bonne prise en charge, les sages femmes peuvent prétendre être actrices d’un développement susceptible de contribuer à la croissance du pays".
 
Le directeur général de la Santé, Dr Pape Amadou Diack, a, de son côté, salué "des avancées significatives réalisées en ce qui concerne la réduction de la mortalité maternelle, dans la planification familiale, dans la santé de la reproduction et autres au Sénégal". 
 
Il a par ailleurs indiqué que toutes les initiatives devront être capitalisées en vue d’avoir des résultats. 
 
 

AMN/PON