Pour un recrutement d’enseignants à la faculté des lettres de l’UCAD
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SENEGAL-UNIVERSITE

Pour un recrutement d’enseignants à la faculté des lettres de l’UCAD

Dakar 14 fèv (APS) – Le Syndicat autonome et démocratique des enseignants du Sénégal (SUDES) a préconisé, jeudi à Dakar, l’ouverture en urgence d’une centaine de postes d’enseignants-chercheurs et d’une cinquantaine de supports pour le personnel administratif et technique à la Faculté des lettres et sciences humaines de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar.

"La faculté a désormais atteint un point critique. Et si on ne règle pas les problèmes qui s’y posent, il serait difficile de continuer à donner un enseignement de qualité aux étudiants", a souligné jeudi Hady Ba, chargé des revendications au bureau national du SUDES, lors d’une conférence de presse sur la situation de la faculté des lettres et sciences humaines de l’UCAD.

M. Ba a qualifié la faculté des lettres et sciences humaines de "bombe sociale", dans la mesure où elle concentre quelque "32000 étudiants, soit deux fois l’effectif de l’Université Gaston Berger de Saint Louis avec environ 15000 étudiants".

Cet effectif pléthorique a des conséquences sur la "qualité de l’enseignement et la poursuite des études dans la faculté", notamment dans l’encadrement avec seulement 207 enseignants, "alors que la norme préconisée par l’UNESCO pour les pays pauvres est de 25 étudiants par enseignant", note le syndicaliste.

Ainsi, note Hady Ba, la faculté est obligée de mettre en place des critères très strictes pour l’admission en master.

Cependant malgré tous ces critères, "certains étudiants méritant ont des problèmes pour se faire encadrer", a-t-il ajouté.

Ces syndicats du supérieur affiliés au SUDES ont également réclamé une augmentation significative de la subvention accordée à la Faculté des lettres et sciences humaines.

A titre de comparaison, "la faculté qui fonctionne presque exclusivement avec les droits d’inscription des étudiants dispose d’une subvention annuelle de l’ordre de 110 millions de FCFA, soit la même somme allouée à l’Institut national supérieur de l’éducation populaire et du sport (INSEPS) qui compte quelque 700 étudiants", fait-il remarquer.

Le déficit d’infrastructures à la faculté s’est également invité dans les revendications de ces enseignants.

"On est obligé d’aller emprunter des salles dans les lycées environnants, notamment au lycée Maurice Delafosse pour dispenser les travaux dirigés (TD)", a fait savoir Hady Ba, analysant la situation comme une sorte "d’abandon des littéraires".
 


SMD/ASB/AKS