RFI inaugure ses rédactions ‘’Mandenkan’’ et ‘’Fulfuldé’’ à Dakar
APS
SENEGAL–AFRIQUE–FRANCE-MEDIAS

RFI inaugure ses rédactions ‘’Mandenkan’’ et ‘’Fulfuldé’’ à Dakar

Dakar, 22 oct (APS) – Radio France internationale (RFI) a inauguré mardi à Dakar ses rédactions ‘’Mandenkan’’ et ‘’Fulfuldé’’ dont les studios sont installés sur la route des Almadies, a constaté l’APS. 
 
 
La cérémonie s’est déroulée en présence du ministre de la Culture et de la Communication Abdoulaye Diop, de la présidente-directrice générale du groupe France-Médias- Monde, Marie-Christine Saragosse, de la directrice de RFI Cécile Mégie, de la nouvelle équipe de rédaction, entre autres. 
 
Le nouvel ambassadeur de France au Sénégal Philippe Lalliot était également présent. 
 
Composés d’une équipe de huit journalistes ‘’en majorité sénégalais’’ avec comme coordinateur des rédactions Frédéric Garat, ces rédactions comprennent deux studios de direct, un studio de production, une salle de rédaction, deux espaces de rédaction ouverts, une salle de formation et un restaurant.
 
L’offre éditoriale en mandingue diffusée en Fm et via les radios partenaires de RFI propose aux auditeurs des tranches horaires d’informations de deux demi-heures tous les jours de lundi à vendredi de 8 heures et 12 heures TU avec des informations africaines et internationales. 
 
Les week-end, les journalistes Sadio Doucouré et Cheikh Berthé présentent des magazines de trente minutes intitulés ‘’Kan jume be yen ?’’ (Alors, on dit quoi ? en mandingue) à 12 heures et 17 heures TU. 
 
La journaliste Aïssatou Ly, une ancienne du journal ‘’Le Quotidien’’, souligne que ce magazine en mandingue est décliné en peul tous les samedis et dimanches sous le nom de ‘’Ko mbiidon’’ (Alors on dit quoi en peul).
 
Aïssatou Ly qui aujourd’hui porte ’’la voix des fulfuldé’’ sur RFI, dit vivre ’’une très belle expérience’’ à travers cette émission ‘’Ko mbiidon’’ destinée aux jeunes. 
 
’’C’est une émission où les jeunes ciblés parlent peul, ils s’expriment, disent ce qu’ils font de merveilleux, partagent leurs craintes et leurs rêves. Des porteurs de projets sont invités les dimanche’’, a expliqué Aïssatou Ly. 
 
’’C’est un processus d’apprentissage pour moi qui viens de la presse écrite. On nous dit souvent qu’il faut avoir une voix souriante à l’antenne. On a été formé en montage, à la prise de voix. L’émission est bien suivie, car on reçoit presque vingt mille message par jour’’, a t-elle ajouté.
 
La Burkinabé Kpenahi Traoré, rédactrice en chef du magazine ’’Mandenkan’’, qui a intégré la rédaction mandingue de RFI depuis 2015, partage le même enthousiasme. 
 
’’C’est une expérience formidable, car je ne me voyais pas un jour travailler dans une langue africaine, notamment en mandenkan, la langue que je parle. J’ai étudié en français comme tout le monde. Depuis une année, je suis la rédactrice en chef. C’est une belle découverte et enrichissante’’, a t-elle fait valoir. 
 
Pour la PDG du groupe France-Médias-Monde, Marie-Christine Saragosse, ‘’ces rédactions +Mandenkan+ et +Fulfuldé+ créent des passerelles, donnent une information de proximité et universelle’’. 
 
Elle indique que dans ’’le futur’’ les tranches horaires des magazines en langues africaines peuvent être rallongées. 
 
 
 
 
 
 

FKS/OID