Thiès : une douzaine de jeunes formés en techniques de production cinématographique
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Thiès : une douzaine de jeunes formés en techniques de production cinématographique


Thiès, 10 août (APS) - Une douzaine de jeunes Sénégalais participent à une session de formation en techniques de production cinématographique et audiovisuelle, débutée le 30 juillet dernier au centre culturel régional de Thiès, en vue de faciliter leur insertion professionnelle, a appris l’APS, jeudi.
 
Cette session, qui prend fin samedi, est à l’initiative de l’association "Fotti’ (Centre d’art nomade Younouss Diallo), en collaboration avec le Fonds de promotion de l’industrie cinématographique et audiovisuelle (FOPICA) et la délégation Wallonie-Bruxelles international (Wbi).
 
’’A travers cette session de formation, nous voulons faciliter l’insertion des jeunes et faire en même temps la promotion du cinéma sénégalais", a expliqué Judith Langerôme, réalisatrice-productrice belge, lors d’une conférence de presse, jeudi dans la capitale du rail.
 
Au total, 12 jeunes dont l’âge est compris entre 20 et 35 ans, ont suivi cette formation gratuite de 10 jours sur 5 modules, à savoir la réalisation web documentaire, le casting, le jeu d’acteurs, les techniques de longs et courts métrages et l’écriture en fiction.
 
Selon la productrice belge, les techniques qui seront dispensées aux jeunes devraient leur permettre d’avoir un autre regard sur les films réalisés au niveau national comme international.
 
"Nous voulons également leur livrer toutes les techniques de production audiovisuelle pour [leur] permettre de changer la manière dont ils voient les films produits au niveau national et à l’international", a-t-elle souligné.
 
Les connaissances acquises au cours de cette formation vont donner de "bonnes bases" pour faciliter leur insertion professionnelle, a-t-elle indiqué..
 
"Ils pourront être amenés à faire des stages au Sénégal et peut-être à l’étranger, à travers la coopération Wallonie-Bruxelles pour ancrer les connaissances qu’ils ont reçues au terme de leur formation", a ajouté la réalisatrice belge.
 
Vincent Smitz, réalisateur-scénariste belge, a pour sa part invité les jeunes à davantage se former pour booster le cinéma sénégalais et à ne pas "fantasmer sur les films américains".
 
"Le cinéma a toujours intéressé le grand public. (…). On a l’habitude de fantasmer sur les films américains parce qu’il y a de la lumière et parce qu’ils sont bien faits. Mais le Sénégal est un pays qui a aussi sa spontanéité en matière de cinéma", a-t-il indiqué.
 


FD/BK