Louga : des femmes veulent s’initier à l’aquaculture
APS
SENEGAL-AQUACULTURE

Louga : des femmes veulent s’initier à l’aquaculture

Louga, 12 oct (APS) - Des femmes du département de Louga ont manifesté jeudi leur désir d’être accompagnées pour développer l’aquaculture, une activité susceptible de pallier l’absence d’un marché de poisson dans certaines localités dépourvues de cours d’eau.

Elles l’ont dit au cours d’un comité régional de développement (CRD), organisé à la gouvernance de Louga et consacré à la Lettre de politique sectorielle de développement de la pêche et de l’aquaculture (2016-2023).



"Dans le département, il y a des zones où la pêche n’existe
pas et pour trouver du poisson, nous éprouvons beaucoup de difficultés’’, a affirmé Coumba Ndiaye, conseillère économique, sociale et environnementale. Elle a plaidé pour un "développement de l’aquaculture afin de régler ce problème’’.


‘’Si le poisson est l’un des fournisseurs de protéines au Sénégal, les populations de Louga accusent un déficit, et un bon accompagnement permettrait aux femmes organisées en groupements de l’expérimenter’’, a dit Mme Ndiaye, également présidente du Comité d’initiative des femmes actrices de développement.


Elle invite les autorités de tutelle à se rapprocher de ces femmes et à les initier aux techniques de l’aquaculture, dont l’activité génère beaucoup de bénéfices selon des témoignages recueillis au cours de cette rencontre.


Aminata Fall, membre d’un groupement féminin de Keur Momar Sarr, avoue "qu’aucune autre activité n’est plus lucrative que l’aquaculture et les bénéfices qu’on peut en tirer dépassent de loin ceux obtenus dans d’autres secteurs comme l’agriculture’’.


Elle affirme que pour deux millions de francs CFA investis, elles ont pu obtenir 8 millions de bénéfices.


A Diagne, également localité du département de Louga, l’expérience a été développée, mais selon le chef du service régional de la pêche, Ibrahima Diagne, les populations étaient confrontées à un problème de commercialisation et n’ont pu écouler leur produit qu’à Louga.


Pour la deuxième récolte, d’autres marchés seront prospectés, a dit M. Diagne, promettant de saisir les autorités du ministère de la Pêche, pour les informer du besoin exprimé par les femmes de s’initier à l’aquaclture et de disposer d’un marché au poisson.

AMD/ASG