Baisse de 0, 3 points du déficit budgétaire dans l’UEMOA (ministre)
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Baisse de 0, 3 points du déficit budgétaire dans l’UEMOA (ministre)

+++De l’envoyé spécial de l’APS : Amadou Samba Gaye+++
 
Abidjan, 12 juil (APS) - Le ministre béninois de l’Economie et des Finances, Romuald Wadagni, président du Conseil des ministres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) a fait état vendredi d’un recul de 0, 3 points de pourcentage du déficit budgétaire au sein de l’Union au cours de l’année 2018. 
 
"Le profil des finances publiques révèle des efforts de consolidation budgétaires dans tous les Etats membres de l’Union. Le déficit budgétaire base engagements, dons compris, a ainsi reculé de 0,3 points de pourcentage en s’établissant à 4,0% du PIB en 2018", a-t-il déclaré.
 
M. Wadagni s’exprimait lors de la cérémonie d’ouverture de la 21e session ordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’UEMOA à Abidjan, en présence de l’ensemble des chefs d’Etat des pays membres, à l’exception du président bissau-guinéen, José Mario Vaz qui s’est fait représenter par son Premier ministre, Aristides Gomez. 
 
Le président du Conseil des ministres a rappelé que "le défi majeur de l’Union demeure la convergence" des économies "au regard du respect des critères retenus dans le cadre du mécanisme de surveillance multilatérale".
 
Il a signalé qu’"à la veille de l’échéance de 2019, fixé par le Pacte de Stabilité de Croissance et de Convergence, le Conseil des Ministres a engagé des réflexions sur l’évaluation des critères au regard des enjeux des Etats notamment en matière de prise en charge des dépenses de sécurité et de mise en place d’investissements structurants visant à soutenir la croissance". 
 
De même, le Conseil a dans le but d’"atténuer les risques liés à ces financements", "arrêté des orientations de politique économique des Etats membres en vue de préserver la viabilité de la dette publique au sein de notre espace communautaire". "Le Conseil a également adopté un plan d’actions pour accroître la mobilisation des recettes fiscales dans la zone", a-t-il ajouté.
 
Les travaux de la 21e session ordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’UEMOA, ouverts par le président en exercice Alassane Ouattara, se poursuivent à huis clos. 
 
Les dirigeants de l’Union vont examiner, entre autres, le Rapport sur l’état de l’Union en 2018 et le Rapport général de la revue annuelle des réformes, politiques, programmes et projets communautaires (édition 2018). Ils plancheront aussi sur l’état de mise en œuvre des grands chantiers de l’UEMOA. 
 
Après la cérémonie de clôture, ils passeront à la signature des actes avant la lecture du communiqué final.
 
La Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement (CCEG) est l’organe suprême qui définit les grandes orientations de la politique de l’Union.
 
Selon l’article 17 du Traité de l’Union, elle se réunit au moins une fois par an. La Conférence nomme les présidents et les membres des organes et institutions de l’Union.
 
L’UEMOA a été créée le 10 janvier 1994 à Dakar. Son objectif principal est "l’édification, en Afrique de l’Ouest, d’un espace économique harmonisé et intégré, au sein duquel est assurée une totale liberté de circulation des personnes, des capitaux, des biens, des services et des facteurs de production, ainsi que la jouissance effective du droit d’exercice et d’établissement pour les professions libérales, de résidence pour les citoyens sur l’ensemble du territoire communautaire".


ASG/ASB