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L’AMACS parle des "mythes" entourant la fonction d’agent comptable


Saly-Portudal (Mbour), 17 juil (APS) – Le président de l’Amicale des agents comptables du Sénégal (AMACS), Ababacar Cissé, réélu samedi, à l’unanimité, à la tête de cette structure, a estimé qu’il y a "trop de mythes" autour de la fonction d’agent comptable.


"Nous avons, à travers nos différentes activités, levé ce mythe, en se disant que nous, comptables publics, sommes parfois regardés avec un œil différent, condescendant, plein d’interrogations", a soutenu M. Cissé.

Le président réélu de l’AMACS s’exprimait au cours d’un dîner-débat sur "l’éthique et la déontologie de la fonction d’agents comptables", organisé en prélude à l’assemblée générale ordinaire de l’AMACS.


"Nous avons pensé qu’en allant à cette assemblée générale, nous pouvions aussi faire œuvre utile, en réfléchissant autour de ce qui est au cœur de notre fonction : l’argent public, pour mettre en avant l’éthique et la déontologie", a-t-il expliqué, disant qu’"il n’y a rien à cacher autour de cette fonction-là". 


Le président de l’AMACS, est une structure qui est née en mai 2011, a soutenu que dans cette clarté et cette transparence, les comptables publics ont des obligations que sont "la moralité et la probité" qu’ils veulent véhiculer. 


"Nous allons mettre en place un code d’éthique et de déontologie, avec l’accompagnement de la tutelle, comme nous l’avons été jusqu’à présent à travers la Direction générale de la comptabilité publique et du Trésor (DGCPT), en continuant à œuvrer pour mettre davantage la lumière sur cette fonction de comptable publique", a promis M. Cissé.


Il a estimé que les agents doivent "mieux maîtriser les procédures et se remettre en question, parce que la réglementation évolue, mais aussi s’imprégner sur les plans éthique et déontologique, pour qu’ils soient moralement compétents".


"Nous gérons ce que l’UEMOA (Union économique et monétaire ouest-africaine) a écrit : +l’agent public est au cœur de l’Etat de droit et de la démocratie+. Ça veut dire que celui qui est proposé à veiller à l’utilisation régulière de cet argent, doit être à l’abri de la tentation", a-t-il insisté.


A en croire Ababacar Cissé, "quelqu’un qui n’est pas stable intellectuellement, financièrement et professionnellement, ne doit pas être nommé à une fonction comme indiqué dans le code de transparence de l’UEMOA et transposé dans le code de transparence de l’Etat du Sénégal, qui a été voté en 2012".


 


ADE/PON