’’Plusieurs défis’’ à relever dans l’évaluation des dispositifs nationaux de LCB/FT (présidente CENTIF)
APS
AFRIQUE-ECONOMIE-GOUVERNANCE

’’Plusieurs défis’’ à relever dans l’évaluation des dispositifs nationaux de LCB/FT (présidente CENTIF)

Saly-Portudal (Mbour), 19 mars (APS) - La conduite des exercices d’évaluation des dispositifs nationaux de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FC) passe par "plusieurs défis" dont celui de la disponibilité de ressources humaines, a indiqué, lundi, à Mbour, la présidente de la Cellule nationale de traitement des informations financière (CENTIF), Ramatoulaye Gadio Agne.

Les ressources humaines appelées à conduire cet exercice "doivent avoir une maitrise avérée à la fois des normes à l’aune desquelles cette évaluation est menée et de la méthodologie appropriée", a-t-il dit à l’ouverture d’un atelier régional conjoint de formation des évaluateurs sur la méthodologie révisée d’évaluation mutuelle du Groupe d’action financière (GAFI).
 
A l’initiative du GIABA, le Groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest, cette formation est organisée en collaboration avec le Groupe d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique centrale (GABAC).
 
La présidente de la CENTIF a salué "le travail important réalisé par le GIABA qui, depuis sa création, œuvre de manière inlassablement à aligner notre région sur les standards internationaux de LBC/FT".
 
Selon Mme Agne, cette formation de cinq jours (du 19 au 23), devrait permettre de doter la région d’une équipe d’experts devant contribuer à mener une revue critique des systèmes mis en place par les Etats "pour dresser une barrière contre le développement des activités criminelles qui menacent tant les économies que la sécurité des personnes".
 
Bruno E. Nduka, directeur des projets et programmes du GIABA, a de son côté salué le "rôle essentiel" du gouvernement du Sénégal dans l’exécution du mandat du GIABA.
 
"De nombreux Etats-membres ont été encadrés par des experts dans le domaine de la LCB/FT issues de diverses institutions du Sénégal", a-t-il souligné, au nom du nouveau directeur général du GIABA, le Togolais Aba Kiméabalou.
 
"Bien qu’il demeure important, comme il l’était auparavant, que tous les pays mettent en œuvre les recommandations du GAFI dans leurs dispositifs juridiques, la nouvelle méthodologie jette cependant les bases d’une évaluation systématique de l’éfficacité des systèmes nationaux", a indiqué M. Nduka.
 
A l’en croire, le cycle actuel des évaluations permettra de déterminer "dans quelle mesure les pays en développement atteignent les objectifs de LCB/FT’, soulignant que "les évaluations mutuelles sur la base des normes révisées et de la nouvelle méthodologie nécessitent des efforts intenses et un engagement de la part des évaluateurs pour faire en sorte que les principes clés soient respectés".

ADE/BK