Transparence des finances publiques : le Sénégal, premier pays africain à se porter volontaire à une évaluation du FMI
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Transparence des finances publiques : le Sénégal, premier pays africain à se porter volontaire à une évaluation du FMI

Dakar, 31 jan (APS) - Le Sénégal est "le premier pays d’Afrique subsaharienne" de tradition francophone à se soumettre volontairement à une évaluation de la transparence des finances publiques, a indiqué jeudi à Dakar la représentante du Fonds monétaire international (FMI) à Dakar, Cemile Sancak.

"Le Sénégal est le premier pays d’Afrique subsaharienne avec un cadre de gestion des finances publiques de tradition francophone à s’être porté volontaire pour une évaluation de la transparence des finances publiques", a déclaré Mme Sancak.
 
La représentante du Fonds monétaire international au Sénégal s’exprimait à l’ouverture jeudi d’un séminaire régional sur la transparence budgétaire en Afrique francophone, une rencontre à l’initiative du FMI, de l’Union européenne (UE) et du Gouvernement du Sénégal.
 
Des pays comme le Bénin, Madagascar, la Guinée et la Tunisie prennent part à cette rencontre de deux jours sur le partage de leur expérience budgétaire.
 
A l’issue du séminaire, il est attendu du Gouvernement sénégalais la publication de son rapport de transparence. 
 
Le Sénégal deviendrait ainsi le 25ème pays au monde à le faire sur les 29 qui se sont portés volontaires pour ce système d’évaluation du FMI, indique Bruno Imbert du département de finances publiques de cette institution financière.
 
"La transparence financière est un sujet majeur en Afrique sub-Saharienne. C’est un moyen de rétablir la confiance dans les institutions publiques, d’améliorer la crédibilité budgétaire et financière, et d’encourager les investisseurs", a souligné la représentante du FMI à Dakar, Cemile Sancak. 
 
Elle a notamment invité l’Etat du Sénégal à "rendre une image plus précise et complète de la situation financière de l’Etat, offrir aux élus, aux organes de contrôle, aux marchés et aux citoyens, l’information nécessaire pour rendre les gestionnaires responsables et redevables".
 
Dans la mesure où elle ouvre la porte à un contrôle par l’opinion, "la transparence accrue est une source d’incitation à une gestion publique plus performante, efficiente et intègre", a rappelé pour sa part l’ambassadrice de l’Union européenne au Sénégal, Irène Mingasson.
 
Le succès induit des attentes, a-t-il dit, surtout que le Sénégal s’est vu promettre des engagements de 7356 milliards de francs CFA lors de son dernier groupe consultatif à Paris (17 et 18 décembre 2018).
 
Dans cette perspective, a-t-il indiqué, "le message de confiance se double d’un appel à la vigilance, à la transparence dans la gestion des finances publiques".
 
 


SMD/ASG/BK