La CEDEAO travaille à redynamiser la question de la santé animale (responsable)
APS
AFRIQUE-ELEVAGE

La CEDEAO travaille à redynamiser la question de la santé animale (responsable)

Saly-Portudal (Mbour), 17 avr (APS) - La CEDEAO est en train de travailler à la redynamisation de la question de la santé animale, a indiqué mercredi Soulé Bio Goura, assistant en élevage et pastoralisme à la Direction de l’agriculture de cette institution régionale.

"La CEDEAO veut aller vers la redynamisation de la question de la santé animale. C’est pourquoi elle a créé un centre régional de santé animale avec tout ce que l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE) a eu à faire avec la contribution du Projet régional d’appui au pastoralisme au Sahel (PRAPS)", a-t-il notamment dit.
 
S’exprimant à Saly-Portudal (Mbour, ouest), au terme de la revue annuelle à mi-parcours du PRAPS, tenue du 8 au 17 avril, Soulé Bio Goura a jugé cela "très déterminant et très important", pour jeter les bases des actions futures à mener dans ce cadre.
 
Selon lui, tout ce que le PRAPS fait dans le domaine du commerce est capital. Il a expliqué que cela tient au fait que la CEDEAO va procéder à une relecture de l’Union douanière, à partir de 2020, estimant qu’il va falloir déployer des mesures de sauvegarde adaptées pour renforcer le schéma de libéralisation des échanges.
 
Il a rappelé que "la question du pastoralisme ne concerne pas seulement la région du Sahel où il y a plus de 30 millions de personnes qui en dépendent’’, mais constitue plutôt "un phénomène qui intègre l’ensemble de la région".
 
"Aujourd’hui, tous les amalgames et autres stigmates qu’il y a autour de cette question’’ s’expliquent par le fait qu’il "n’y a pas une vision cohérente et partagée par l’ensemble des acteurs de la région’’, d’où "ces conflits qui nous dérangent nous tous", a poursuivi Soulé Bio Goura. 
 
Il a souligné que c’est pour cette raison que la CEDEAO veut aller vers la construction d’une Stratégie régionale de développement des systèmes d’élevage et de sécurisation du pastoralisme.
 
"Nous avons énormément besoin de capitaliser tout ce qui se fait pour sécuriser le pastoralisme, apaiser les conflits au niveau des terroirs, au niveau des couloirs et au niveau des zones de pâturage", a-t-il rappelé, avant d’annoncer la mise en place d’un schéma directeur d’aménagement du territoire.
 
 


ADE/ASG/BK