Vélingara : une tournée dans les
APS
SENEGAL-ELEVAGE

Vélingara : une tournée dans les "déserts vétérinaires’’ pour prendre soin du cheptel

Dakar, 1er juil (APS) - L’inspection départementale de l’élevage de Vélingara (sud) a entamé une tournée annuelle de vaccination du cheptel, une activité dénommée "la clinique mobile" et lors de laquelle elle consacre une journée entière à une localité située dans une commune dépourvue de chef de poste vétérinaire, a appris l’APS.
 
"Cette année, à l’approche de l’hivernage, le service a initié ce qu’on appelle la clinique mobile où tout le dispositif du service passe une journée entière dans un village pour des prestations de soins vétérinaires (vaccinations, déparasitages, vitaminothérapie, chirurgie)’’, a indiqué l’inspecteur départarmental de l’élevage de Vélingara, Aliou Guèye.
 
"Pour le moment, nous avons fait les communes de Kandia (10 villages), de Némataba (12 villages) et on a programmé la commune de Saré Coly Sallé", a-t-il précisé
 
L’équipe déployée dans ces communes, a-t-il assuré, procède également à des séances de sensibilisation sur l’utilité de la vaccination, les zoonoses et même sur les mesures barrières par rapport au coronavirus (Covid-19.
 
"C’est vraiment une façon de rapprocher le service vétérinaire des populations, et depuis, la demande est très forte. Chaque village est en train d’appeler pour être programmé", a-t-il déclaré.
 
Dans le département de Vélingara, le cheptel est généralement confronté à des maladies, comme la peste des petits ruminants, la pasteurellose, les entérotoxémies, le charbon pour les bovins, la pasteurellose bovine, ainsi que la peste porcine africaine et la maladie de Newcastle pour la volaille.
 
Le secteur de l’élevage de la zone est touché par les répercussions liées au coronavirus, avec la fermeture des marchés hebdomadaires et l’interdiction de circuler entre communes un temps décrétée par le préfet pour mieux pour endiguer la propagation de la maladie.
 
’’Ce qui fait que les productions ne pouvaient pas venir à Vélingara qui est le principal marché de consommation des productions animales’’, a souligné Aliou Guèye.
 
Il a signalé que la production de viande avait même été affectée par cette situation sanitaire, ce qui avait poussé les bouchers à augmenter le prix de la viande. 
 
"C’est ce que le ministère de l’Elevage et des Productions animales a compris pour venir en appui aux éleveurs du département en aliment de bétail, avec une subvention de 80%. C’est dans ce cadre que 150 tonnes d’aliments de bétail ont été attribuées à Vélingara", a-t-il ajouté.
 
Concernant la question de l’approvisionnement du marché en moutons pour la prochaine Tabaski, il a estimé qu’il est difficile, en ce moment, de "faire des prévisions". 
 
"En tout cas, si on se réfère aux statistiques de la Tabaski 2019, la production locale avait beaucoup contribué à satisfaire la demande locale et aucune pénurie n’avait été notée. Et à la veille (de la fête) même, certains départements avaient été approvisionnés par Vélingara. On espère que cette année sera meilleure que l’année dernière", a-t-il indiqué. 
 
Il a relevé comme freins au développement du secteur, l’absence de parcours de bétail, le manque de parcs à vaccination, le déficit de ressources humaines.
 
Le département de Vélingara compte 179.000 petits ruminants, 143.000 bovins, 1.000 équins, 6.000 porcins et environ 500.000 volailles.

SG/ASG/BK