Casamance : les travaux de réhabilitation du barrage d’Affiniam officiellement lancés
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Casamance : les travaux de réhabilitation du barrage d’Affiniam officiellement lancés

Affiniam (Bignona), 20 Nov (APS) – Les travaux de réhabilitation du barrage d’Affiniam dans le département de Bignona (Ziguinchor, sud) ont été officiellement lancés jeudi en présence du ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural, Moussa Baldé et de l’ambassadeur de la République populaire de Chine au Sénégal, Zhang Xun, a constaté l’APS.
 
Le barrage d’Affiniam du nom de ce village situé dans la commune de Mangagoulack dans le département de Bignona à 30 kilomètres de Ziguinchor, a été construit pour la première fois en 1988 dans le cadre d’un projet de l’Etat du Sénégal en collaboration avec la République populaire de Chine. 
 
Après quelques années de fonctionnement, le barrage d’Affiniam a connu un arrêt dans son fonctionnement entraînant plusieurs conséquences socio-économiques et des récriminations de la part des populations riveraines.
 
C’est un ouvrage érigé sur une vallée communément appelée le marigot de Bignona, un affluent de la rive droite du fleuve Casamance qui polarise plusieurs rivières d’une longueur de 88 Km dont 68 Km soumis à l’influence des marées. Le bassin versant du marigot a une superficie de 620 Km2 alors que la superficie brute des bas-fonds en amont du barrage est de 11 480 hectares dont 5600 ha envahis par la langue salée. 
 
L’ouvrage dispose de plusieurs composantes dont un évacuateur de crues muni de cinq vannes, un passage d’embarcation qui est une voie de navigation à pente inclinée qui permet le déplacement de pirogues, un barrage de bouchure situé sur l’ancien lit du marigot et d’une digue contre la marée d’une longueur de 3970 mètres et qui barre la zone inondable de la vallée.
 
"Au milieu des années 1970, la Casamance a connu une longue période de sécheresse qui a eu comme conséquence une avancée prolongée de la langue salée dans les rizières, un lessivage insuffisant des terres et un abandon des terres rizicultivables", a rappelé Moussa Baldé, le ministre de l’Agriculture au cours de la cérémonie officielle de lancement des travaux.
 
Il a aussi indiqué le "vaste programme de construction de barrages et de digues anti-sel en vue de sécuriser et de protéger les productions en réponse à ce fléau de sécheresse des années 1970".
 
Moussa Baldé s’est félicité de la "coopération sino-sénégalaise riche d’expériences en matière de rizicultures, notamment ici en Casamance où les populations sont détentrices d’un savoir-faire précieux dans le domaine".
 
Les responsables de l’entreprise chinoise CREC-8 qui a gagné le marché ont assuré de la bonne conduite des travaux et du respect des délais prescrits. "Nous allons dépasser les attentes des clients avec une gestion scientifique du projet, des améliorations continues, des fournitures de produits de qualité et une utilisation de techniques avancées", a fait prévaloir Wang Zheng Bo, l’un des responsables de CREC-8.
 
"Tout se fera dans les meilleures normes. L’ouvrage sera achevé dans le délais prescrits. Les délais de construction sont évalués à six mois. Cela va relancer les activités agricoles dans cette région belle et pittoresque", a assuré l’ambassadeur de la Chine au Sénégal, Zhang Xun.
 
Le ministre Moussa Baldé a promis aux populations une politique de valorisation de l’ouvrage avec "la mise en place d’aménagements secondaires constitués de périmètres irrigués couplés à des blocs maraîchers féminins".

MTN/ASB