La DPSP et l’USAID travaillent à l’amélioration de la sélectivité des chaluts de pêche industrielle
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La DPSP et l’USAID travaillent à l’amélioration de la sélectivité des chaluts de pêche industrielle

Saly-Portudal (Mbour), 22 fév (APS) – La Direction de la protection et de la surveillance des pêches (DPSP) et l’Agence des Etats-Unis d’Amérique pour le développement international (USAID) se sont engagées à œuvrer pour l’amélioration de la sélectivité des chaluts de pêche industrielle utilisés dans les eaux sous juridiction sénégalaise, a appris l’APS. 
 
Elles ont initié à cet effet un atelier de deux jours (21-22 février), à Saly-Portudal (Mbour). Son organisation se justifie, selon le capitaine de vaisseau Mamadou Ndiaye, responsable de la DPSP, par les nombreux cas de non-conformité constatés par ses services de contrôle et ceux de la Marine nationale, notamment sur les prises accessoires et les rejets provoqués par les chaluts de pêche industrielle.
 
"D’importants progrès ont été réalisés depuis une quarantaine d’années dans la conception et la fabrication. Ces progrès, combinés aux perfectionnements remarquables des appareils de navigation, ont abouti à la mise en œuvre efficace d’un grand nombre de types de chaluts, adaptés aux espèces les plus variées, qui assurent maintenant aux chalutiers une polyvalence effective", a souligné le capitaine de vaisseau.
 
Il précise que cette évolution a d’ailleurs renforcé la prédominance du chalutage par rapport aux autres types de pêche et aux espèces ciblées. Cependant, par rapport à l’opérationnalisation de l’engin de pêche, il se pose ‘’un sérieux problème’’ de sélectivité qui, à l’en croire, provoque la capture de poissons de petite taille ou d’espèces non désirées par l’armateur ou non définies par l’option de la licence de pêche.
 
"En ce qui concerne sa mise en œuvre technique et juridique, nous avons constaté que certains aspects de sélectivité relatifs aux techniques de montage des chaluts de pêche industrielle ne sont pas pris en compte", a-t-il dit. 
 
Il a ajouté que la réglementation reste muette sur le rapport d’armement qui est un paramètre déterminant dans la définition de l’ouverture des mailles des chaluts et qui devrait permettre "aisément" la filtration des espèces sous-dimensionnées.
 
Face à cette situation, la DPSP et les autres structures du ministère de la Pêche et de l’Economie maritime se sont concertées avec les professionnels de la pêche industrielle, afin de réfléchir sur la possibilité d’améliorer la réglementation en ce sens.
 
Le but est d’"œuvrer pour une exploitation durable et rationnelle" des ressources halieutiques sénégalaises et d’éviter ou d’amoindrir la capture d’espèces dont la taille ou le poids sont inférieurs aux minimas autorisés, la capture et la commercialisation d’espèces non définies par les options de la licence de pêche et le rejet de captures sans valeur commerciale pour l’armateur.
 
De son côté, le chargé de la pêche illégale, non déclarée et non réglementaire (INN) à l’USAID Comfish, Mamadou Diallo, a indiqué que son institution travaille avec l’Etat du Sénégal, pour l’aider à mettre en œuvre sa Lettre de politique sectorielle du développement de la pêche et de l’aquaculture.
 
"Dans ce programme, nous avons un volet pêche INN qui pose d’énormes dégâts au niveau du Sénégal et de la sous-région. C’est pourquoi nous avons décidé d’accompagner le Sénégal, à travers la DPSP, à lutter contre ce phénomène", a expliqué M. Diallo.

ADE/ASB/ASG