La  pérennisation des ressources halieutiques est une ’’priorité essentielle’’ (acteur)
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AFRIQUE-GAMBIE-PECHE-GOUVERNANCE

La pérennisation des ressources halieutiques est une ’’priorité essentielle’’ (acteur)

+++De l’envoyé spécial de l’APS : Assane Dème+++

Banjul, 18 sept (APS) - Le secrétaire général de la Confédération africaine des organisations professionnelles de la pêche artisanale (CAOPA), le gambien Dawda Fodey Saine, a assuré que la mise en place de mesures allant dans le sens de pérenniser la durabilité des ressources halieutiques était une ’’priorité essentielle’’

’’Dans un contexte actuel de raréfaction du poisson, la mise en place de mesures visant à conserver et à pérenniser la durabilité des ressources halieutiques au bénéfice des populations est une priorité essentielle’’, a-t-il notamment dit.

M. Saine l’a dit à l’occasion d’une session de formation ouverte vendredi à Banjul (Gambie) sur le thème : ’’la gestion des ressources halieutiques : le cas des petits pélagiques’’, à l’initiative de la CAOPA, en partenariat avec l’Association nationale des opérateurs de la pêche artisanale de la Gambie (NAAFO).

’’Si des dispositions de gouvernance efficaces ne sont pas mises en place, la générosité qui peut être récoltée de la mer sera mise en péril, avec pour conséquences une baisse de l’approvisionnement alimentaire et des revenus des pêcheurs, des poissonniers, des transformateurs de poisson et des exportateurs’’, a-t-il poursuivi.

Dawda Fodey Saine a rappelé la mission de son organisation, créée en 2010 et compte 27 pays membres, qui est de ’’promouvoir la bonne gouvernance’’ dans le secteur de la pêche artisanale africaine, par la sensibilisation, le développement des capacités et le plaidoyer.

’’Le but de la CAOPA est de soutenir les objectifs de développement de la pêche, notamment l’amélioration de la réduction de la pauvreté, la sécurité alimentaire, la création d’emplois et de revenus, entre autres’’, a-t-il fait valoir.

Il a affirmé que ces avantages socio-économiques ne peuvent être obtenus et maintenus que par la promotion d’une ’’gestion efficace’’ des riches pêcheries et la protection de la biodiversité marine associée.

’’Un aspect important de la gestion durable est le fait que beaucoup de ces ressources sont des stocks de poissons partagés qui sont également exploités par les pêcheurs des pays voisins, en particulier le Sénégal, de sorte que la coopération régionale sera également nécessaire’’, a insisté Saine.

La pêche étant une ressource naturelle renouvelable, il soutient qu’elle ne peut produire qu’une quantité limitée de poissons sur une base annuelle.


ADE/AKS