Les travaux de l’autoroute Mbour-Fatick-Kaolack lancés
APS
SENEGAL-TRANSPORT-INFRASTRUCTURES

Les travaux de l’autoroute Mbour-Fatick-Kaolack lancés "au plus tard" dans le premier trimestre de 2019 (Ageroute)

Thiès, 16 juil (APS) - Le démarrage des travaux des autoroutes Mbour-Fatick-Kaolack et Dakar-Saint-Louis, devant "sensiblement" impacter sur le développement économique du pays et l’amélioration de la sécurité routière, est prévu "au plus tard" dans le premier trimestre de 2019, a annoncé, lundi à Thiès, Khoult Ndiaye, directeur régional de l’Ageroute pour Thiès et Diourbel.
 

"Il s’agit d’autoroutes avec système de péage fermé, une clôture grillagée et des aires de services. Elles seront exploitées par des prestataires pour le compte de l’Etat", a noté Moustapha Thiam, chargé des opérations à l’Ageroute.

Des techniciens de l’Ageroute ont présenté ces deux projets d’infrastructures autoroutières lors d’un Comité régionald e dévloppement (CRD) présidé par le gouverneur Amadou Sy au conseil départemental de Thiès.

L’administration territoriales et les collectivités territoriales étaient "fortement" représentées à cette rencontre de partage. L’autoroute côtière partira de la fin de la Voie de dégagement nord (VDN) de Dakar jusqu’à la sortie de Saint-Louis vers l’Université Gaston Berger, sur 195 kilomètres.

"Avec ses 2 fois 2 voies de 3,5m, elle passera à la périphérie de Tivaouane Peulh, Lac Rose, Kayar, Notto, Mboro, Tivaouane, Lompoul, Louga Rao et Saint-Louis, sur une largeur de 25,6m et 100 m d’emprise", a expliqué Bakary Bâ, ingénieur chargé du partenariat public privé (PPP) et des autoroutes à l’Ageroute.

A Saint-Louis, l’autoroute qui sera raccordée à la RN2 par une sortie vers Richard-Toll aura dix diffuseurs au niveau des villes qu’elle longe, a-t-il dit.

L’ouvrage qui sera réalisé en deux phases : Dakar-Lompoul (114km) et Lompoul-Saint-Louis (81km), aidera à évacuer la production agricole de la zone des Niayes qu’elle traversera, tout en boostant le tourisme sur la Grande côte a indiqué M. Bâ.

Qui a laissé entendre que l’autoroute aura aussi "toute son utilité" avec la découverte de pétrole et de gaz dans le nord du pays.

Selon lui, la Côtière devrait, dans un plus long terme, favoriser les échanges internationaux puisqu’elle va s’intégrer dans la route eurafricaine Tanger-Madrid-Dakar, avec la réalisation en cours du pont de Rosso.

"Les études de faisabilité sont déjà réalisées pour la première phase Dakar-Lompoul et le démarrage du balisage est prévu en juillet, en attendant la rencontre avec les bailleurs en septembre pour une évaluation du projet" a relevé le chargév du partenariat public-privé et des autoroutes à l’Ageroute.

"Les travaux devraient démarrer en mars 2019, même si de l’issue des pourparlers avec les bailleurs dépendront toutes les prévisions", a dit M. Bâ.

Pour sa part, Souleymane Diouf, ingénieur chargé de projet à l’Ageroute a fait remarquer que "l’autoroute Mbour-Fatick-Kaolack, un axe qui accueille le plus important trafic du pays, occupera une emprise de la même taille que la Côtière, avec 2 fois 2 voies, extensibles à 2 fois 3 voies, y compris des voies de connexion".

"Il est prévu quatre échangeurs à Thiadiaye, Fatick, Gandiaye et Kaolack, ainsi que trois grands ponts d’une largeur de 190m pour traverser la zone des marécages de Fatick" a indiqué M. Diouf, ajoutant que "16 passages supérieurs et 210 ouvrages hydrauliques figurent au nombre des réalisations".

Cette autoroute devra aller jusqu’à la sortie de Kaolack vers le nord de la ville traversera, entre autres les communes de Malicounda, Sandiara, Sessène a-t-il dit.

"L’étude de faisabilité a été bouclée et le quitus environnemental délivré le 9 novembre 2017", a-t-il indiqué.

Pour Khoult Ndiaye, ces autoroutes à système de péage fermé avec des barrières à l’entrée et à la sortie, permettront d’améliorer la mobilité et la sécurité routière.

Elles offriront aux usagers "des alternatives à la route nationale, où les voyageurs qui pourront gagner du temps, avec plus de confort. L’avantage des autoroutes c’est qu’il n’y a pas de croisement entre véhicules, ni en transversal", ni en latéral, a-t-il dit.

Ce qui en fait des voies plus sûres, malgré la grande vitesse. Le coût de ces ouvrages ne peut être avancé à ce stade du projet, avant l’arrêt de leur tracé définitif et la libération des emprises et le paiement des impenses qui vont avec, a t-il précisé.

"Le premier tronçon (Dakar-Diamniadio) nous a beaucoup appris sur le problème de la libération des emprises avec tous les textes qui l’organisent", a noté le responsable régional de l’Ageroute. Pour ce faire, l’agence dispose d’une cellule juridique qui s’occupe de la question, et espère pouvoir compter sur le soutien des communes.

ADI/PON