Les femmes appelées à relever le défi de la représentativité lors des prochaines locales
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SENEGAL-POLITIQUE

Les femmes appelées à relever le défi de la représentativité lors des prochaines locales

Diourbel, 19 nov (APS) - Le Conseil sénégalais des femmes (COSEF) appelle les femmes à travailler à relever "le défi" de la représentativité lors des élections locales annoncées pour mars 2021 au plus tard.

"Déjà, il faut que les femmes se présentent [aux élections]. Il faut que les femmes osent relever le défi en matière de représentation. Il faut qu’elles puissent s’approprier les outils tels que la parité qui est un enjeu de développement", a déclaré la secrétaire exécutive du COSEF, Bintou Sidibé Diallo.
 
Mme Diallo intervenait mardi à Diourbel, au cours d’un atelier de renforcement de capacités des femmes futures candidates aux élections territoriales.
 
Cette rencontre prévue pour deux jours et axée sur la parité, le code électoral et les élections, s’inscrit dans le cadre d’un programme de renforcement du leadership des femmes dans l’accompagnement de l’AJWS, un partenaire technique du COSEF.
 
Selon Mme Diallo, "tant que les femmes ne seront pas sur les listes, elles ne seront pas dans les instances de décision. Je crois que c’est là le combat pour l’instant, avoir une grande masse critique de femmes capables de porter, de relever le combat", a-t-elle déclaré.
 
A l’en croire, il y a un changement qui s’opère désormais dans ce domaine, soulignant que les gens évoquent de plus en plus la problématique de la complémentarité homme-femme, la participation citoyenne, la participation politique, entres autres thématiques.
 
Les femmes dit-elle "ne doivent pas être en reste surtout qu’elles ont été réconfortées dans leur position de gestion administrative par l’acte 3 de la décentralisation, elles doivent porter le flambeau pour pouvoir répondre aux besoins de la communauté".
 
S’agissant du cas spécifique de la cité religieuse de Touba, où la pratique de la politique est très encadrée, Bintou Sidibé Diallo estime que chaque localité a ses spécificités qu’il faut prendre en compte. "Ce n’est qu’une question de compréhension, une question d’échanges entre les religieux qui aussi sont des vecteurs d’opinion", a-t-elle fait valoir.
 
Toutefois, la secrétaire exécutive du COSEF a invité à une appropriation les concepts élaborés par la société civile pour une meilleure compréhension des questions de l’heure.
 
"Nous devons redoubler d’efforts, s’asseoir autour d’une table, expliquer au maximum, sensibiliser, mener encore des actions de plaidoyer pour que nous puissions aller tous dans la même dynamique parce que l’intérêt du Sénégal est la préoccupation de tous et de toutes", a souligné Mme Diallo.
 

FD/BK