Mbour : imams et délégués de quartier invités à s’impliquer dans l’enregistrement des enfants à l’état-civil
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SENEGAL-SOCIETE

Mbour : imams et délégués de quartier invités à s’impliquer dans l’enregistrement des enfants à l’état-civil

Mbour, 18 fév (APS) – Le maire de Mbour (ouest), El Hadji Fallou Sylla, et le président du club des randonneurs de la Petite Côte, Amadou Diakhaté, ont invité, dimanche, les imams et délégués de quartier à s’impliquer davantage, dans l’enregistrement des enfants à la naissance.

‘’En dehors des dispositions pratiques, avec notamment l’organisation d’audiences foraines, avec la collaboration avec les autorités judiciaires, les délégués de quartier, les responsables des mosquées et autres lieux de culte sont appelés à faciliter les enregistrements de naissance et même des mariages et décès’’, a déclaré Fallou Sylla.

Cet appel a été lancé lors d’une randonnée pédestre de sensibilisation des populations et autres leaders d’opinion, à œuvrer à l’inscription de tous les enfants à l’état-civil.

Le maire de Mbour a annoncé à cet effet l’ouverture très prochaine, à Mbour, de centres d’état-civil secondaires, pour prendre en charge les enregistrements au niveau des quartiers périphériques de la ville.

L’élu local a également signalé que des ‘’avancées significatives’’ sont notées dans le cadre du programme d’informatisation de l’état-civil de Mbour, pour une meilleure sécurisation des données.

Il a relevé que beaucoup d’enfants ont des difficultés dans leur scolarité, car n’ayant pas été déclarés dans un centre d’état-civil. Il est temps, selon lui, de trouver une solution et de susciter des changements de comportement chez les populations.

Selon Amadou Diakhaté, les membres du club des randonneurs de la Petite Côte ont initié cette randonnée pédestre, pour sensibiliser les populations sur l’importance d’inscrire tous les enfants à l’état-civil. 

Il a déploré le fait que de jeunes enfants sont sacrifiés faute de pièces d’état-civil, car étant dans l’impossibilité de rester à l’école, parce que ne pouvant pas se présenter aux différents examens et concours.

M. Diakhaté a, par ailleurs, préconisé que, lors des baptêmes, les délégués de quartier, en collaboration avec les imams et les pères de famille, ouvrent des registres d’inscription à l’état-civil, avec nom, prénom et date de naissance du bébé baptisé, pour permettre aux parents de pouvoir déclarer leur enfant à la mairie.

ADE/ASG