Michaëlle Jean après l’attaque de Bamako : ’’La Francophonie est pleinement mobilisée contre le terrorisme
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Michaëlle Jean après l’attaque de Bamako : ’’La Francophonie est pleinement mobilisée contre le terrorisme"

Dakar, 19 juin (APS) - Les pays francophones demeurent "pleinement" mobilisés dans la lutte contre le terrorisme, a déclaré la secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) Michaëlle Jean, qui a condamné "avec la plus grande fermeté l’attaque lâche et meurtrière survenue" dimanche à Bamako (Mali), rapportent lundi ses services.
 
"La Francophonie demeure pleinement mobilisée dans ce combat contre le terrorisme. J’exhorte tous les partenaires internationaux à continuer de soutenir les autorités du Mali, des pays du G5 Sahel et de la sous-région contre ces menaces asymétriques qui continuent de les déstabiliser, d’endeuiller les populations, de porter atteinte à la paix et la sécurité", a-t-elle déclaré dans un communiqué.
 
"Je tiens à exprimer mes sincères condoléances aux familles des victimes ainsi qu’aux autorités maliennes, durement éprouvées" par cette attaque contre un réceptif de la capitale malienne très fréquenté par les Occidentaux. 
 
Une trentaine d’otages dont plusieurs ressortissants français ont pu également être libérés par les forces spéciales maliennes, appuyées notamment par des militaires de l’opération française Barkhane et de la mission de l’ONU, la MINUSMA.
 
Ce nouvel acte terroriste, premier attentat antioccidental depuis 2016 dans la capitale malienne, "intervient dans un contexte où des efforts considérables sont engagés dans le processus de mise en œuvre de l’Accord de paix" au Mali, note Michaëlle Jean. 
 
Le SG de l’OIF a rappelé aux chefs d’Etat et de gouvernement de la Francophonie leurs engagements pris à l’occasion du XVIe Sommet de l’OIF, les 26 et 27 novembre 2016 à Antananarivo (Madagascar), relativement à la prévention de la radicalisation et de l’extrémisme violents pouvant conduire au terrorisme.
 
Une résolution votée dans ce cadre souligne "l’importance d’œuvrer à la prévention et d’élaborer des alternatives à la violence armée en rendant le contrat social et le dialogue plus inclusifs, par le respect de la diversité, la résolution pacifique des conflits, la lutte contre l’impunité, le renforcement de la bonne gouvernance".
 
Ce document évoque aussi "le respect des droits de l’Homme, le respect de la vie humaine et de la sécurité des personnes, le respect de l’État de droit, l’implication des populations – notamment des femmes et des jeunes en particulier dans la chose publique –, l’éducation, le renforcement des compétences, une plus juste redistribution des richesses et la facilitation de l’accès à l’emploi".
 
 

BK/PON