Sida, tuberculose et paludisme : Le Fonds mondial alerte sur les menaces sur 20 ans de lutte
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Sida, tuberculose et paludisme : Le Fonds mondial alerte sur les menaces sur 20 ans de lutte

Dakar, 12 sept (APS)- La lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme a connu des ’’progrès’’ mais des risques de relâchement existent, ont mis en garde des responsables du Fonds dédié à la lutte contre ces maladies, pointant du doigt le problème du financement.
 
’’Le risque est vraiment très grand. Depuis 20 ans, on a fait des progrès énormes y compris au Sénégal. Mais aujourd’hui, il y a un risque de relâchement au moment où la contribution financière international va probablement plafonner", a averti Donald Kaberuka, Président du Conseil d’administration du Fonds mondial :
 
Il s’exprimait, lundi, à l’occasion d’une conférence de presse sur la 6e reconstitution du Fonds mondial.
 
Il faudrait selon lui que ‘’les pays africains eux-mêmes prennent la responsabilité de financer’’ la lutte contre ‘’les trois maladies mais aussi au-delà, l’ensemble des systèmes de santé’’. Il a cité le Sénégal comme ‘’un cas exemplaire’’.
 
‘’Nous entrons dans une phase où les pays devraient compter sur eux-mêmes pour lutter contre ces épidémies ( …), le Sida a été raisonnablement maîtrisée mais attention aujourd’hui nous entrons dans une phase probablement d’une autre crise si on ne fait pas attention et cela est associé à la tuberculose et au paludisme’’, a souligné M. Kaberuka
 
‘’En réalité, nous ne sommes pas sur la bonne trajectoire pour mettre fin à ces trois épidémies d’ici 2030, un objectif que s’est fixé la communauté internationale’’, a dit Françoise Vianni, Directrice des Relations extérieures du Fonds mondial.
 
Des ‘’très grands progrès’’ accomplis depuis 20 ans dans la lutte contre le Sida sont ‘’remis en cause par un certain nombre de menaces’’, a-t-elle mis en garde.
 
L’un des premiers défis à relever est la prévention, estime Mme Vianni. Selon elle, si beaucoup d’investissement ont été faits en matière de traitement, ‘’la prévention n’a pas été à la hauteur’’.
 
‘’Aujourd’hui, on voit des taux absolument alarmants et inacceptables avec de nouvelles infections notamment parmi les populations les plus vulnérables et parmi eux les jeunes filles et jeunes femmes du continent africain ou plus de 1000 jeunes femmes et jeunes filles sont infectées chaque jour’’, a-t-elle révélé
 
Pour le paludisme, il a été observé, selon elle, des ‘’phénomènes de résistance’’ et de ‘’résurgence’’ dans la région Afrique de l’Ouest. 
 
S’agissant de la tuberculose, des vies sont certes sauvées mais des nouveaux cas se reproduisent chaque année, a rappelé Françoise Vianni.
 
Rappelant l’objectif des 14 milliards de dollars US à mobiliser en vue de la conférence de Lyon en octobre 2019, elle a expliqué l’importance d’une ‘’augmentation extrêmement significative’’ des financements nationaux, équivalent à 46 milliards de dollars en matière d’investissement en santé sur le prochain cycle.
 
L’objectif est de ‘’sauver 16 millions de vie et d’éviter plus de 230 millions de nouveaux cas parmi les trois maladies ‘’, a dit Françoise Vianni.
 
Françoise Vianni s’est cependant dit ‘’optimiste’’, rappelant que la campagne lancée début 2019 a permis de récolter des fonds de 11 donateurs publics et une dizaine d’annonces de donateurs privés pour la prochaine reconstitution.Dakar, 12 sept (APS) - La lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme a connu des ’’progrès’’ mais des risques de relâchement existent, ont mis en garde des responsables du Fonds dédié à la lutte contre ces maladies, pointant du doigt le problème du financement.
 
Dakar, 12 sept (APS)- La lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme a connu des ’’progrès’’ mais des risques de relâchement existent, ont mis en garde des responsables du Fonds dédié à la lutte contre ces maladies, pointant du doigt le problème du financement.
 
’’Le risque est vraiment très grand. Depuis 20 ans, on a fait des progrès énormes y compris au Sénégal. Mais aujourd’hui, il y a un risque de relâchement au moment où la contribution financière international va probablement plafonner", a averti Donald Kaberuka, Président du Conseil d’administration du Fonds mondial :
 
Il s’exprimait, lundi, à l’occasion d’une conférence de presse sur la 6e reconstitution du Fonds mondial.
 
Il faudrait selon lui que ‘’les pays africains eux-mêmes prennent la responsabilité de financer’’ la lutte contre ‘’les trois maladies mais aussi au-delà, l’ensemble des systèmes de santé’’. Il a cité le Sénégal comme ‘’un cas exemplaire’’.
 
‘’Nous entrons dans une phase où les pays devraient compter sur eux-mêmes pour lutter contre ces épidémies ( …), le Sida a été raisonnablement maîtrisée mais attention aujourd’hui nous entrons dans une phase probablement d’une autre crise si on ne fait pas attention et cela est associé à la tuberculose et au paludisme’’, a souligné M. Kaberuka
 
‘’En réalité, nous ne sommes pas sur la bonne trajectoire pour mettre fin à ces trois épidémies d’ici 2030, un objectif que s’est fixé la communauté internationale’’, a dit Françoise Vianni, Directrice des Relations extérieures du Fonds mondial.
 
Des ‘’très grands progrès’’ accomplis depuis 20 ans dans la lutte contre le Sida sont ‘’remis en cause par un certain nombre de menaces’’, a-t-elle mis en garde.
 
L’un des premiers défis à relever est la prévention, estime Mme Vianni. Selon elle, si beaucoup d’investissement ont été faits en matière de traitement, ‘’la prévention n’a pas été à la hauteur’’.
 
‘’Aujourd’hui, on voit des taux absolument alarmants et inacceptables avec de nouvelles infections notamment parmi les populations les plus vulnérables et parmi eux les jeunes filles et jeunes femmes du continent africain ou plus de 1000 jeunes femmes et jeunes filles sont infectées chaque jour’’, a-t-elle révélé
 
Pour le paludisme, il a été observé, selon elle, des ‘’phénomènes de résistance’’ et de ‘’résurgence’’ dans la région Afrique de l’Ouest. 
 
S’agissant de la tuberculose, des vies sont certes sauvées mais des nouveaux cas se reproduisent chaque année, a rappelé Françoise Vianni.
 
Rappelant l’objectif des 14 milliards de dollars US à mobiliser en vue de la conférence de Lyon en octobre 2019, elle a expliqué l’importance d’une ‘’augmentation extrêmement significative’’ des financements nationaux, équivalent à 46 milliards de dollars en matière d’investissement en santé sur le prochain cycle.
 
L’objectif est de ‘’sauver 16 millions de vie et d’éviter plus de 230 millions de nouveaux cas parmi les trois maladies ‘’, a dit Françoise Vianni.
 
Françoise Vianni s’est cependant dit ‘’optimiste’’, rappelant que la campagne lancée début 2019 a permis de récolter des fonds de 11 donateurs publics et une dizaine d’annonces de donateurs privés pour la prochaine reconstitution.


MF/OID/ASB