Un rapport invite à se projeter dès à présent sur l’après covid-19
APS
SENEGAL-PANDEMIE-RAPPORT

Un rapport invite à se projeter dès à présent sur l’après covid-19

Dakar, 27 juil (APS) – Le Comité de suivi de la mise en œuvre des opérations du Fonds de riposte et de solidarité contre les effets du nouveau coronavirus (FORCE Covid-19) a appelé les pouvoirs publics dès à présent se projeter sur l’ère post-Covid en favorisant des transformations structurelles du tissu socio-économique du pays.

Le Comité de suivi de la mise en œuvre des opérations du Fonds de riposte et de solidarité contre les effets du Covid-19 (FORCE Covid-19), présidé par le Général de division François Ndiaye, qui a déjà présenté son rapport d’activités au chef de l’Etat, estime qu’il s’agira dans cette perspective de faire de cette pandémie, une opportunité, à saisir pour réfléchir sur des stratégies qui pourraient permettre au Sénégal, de régler de manière structurelle, la problématique de la pauvreté.

Dans cette dynamique de réflexion structurelle, ce rapport qui tient sur 213 pages et couvrant la période d’avril 2020 à mars 2021 pourrait être considéré comme un outil d’aide à la décision pour les hautes autorités, note le document citant le président du comité de suivi, le Général François Ndiaye.

En cela, il aurait permis de sensibiliser sur la stabilisation du Registre national unique (RNU) aux fins d’une meilleure cartographie de la pauvreté et de la vulnérabilité tout en améliorant la gouvernance sanitaire.

Ce rapport qui a été élaboré dans le but d’accroitre la transparence et la traçabilité des finances publiques et d’assurer un suivi régulier de l’atteinte des objectifs fixés au FORCE COVID-19 ’’est une synthèse des deux rapports d’étape, traitant de l’impact socio-économique et des conditions générales d’exécution de la mission de suivi avant de formuler des recommandations’’, a-t-on appris de ces concepteurs.

Ces derniers rappellent qu’à la date du 31 mars 2021, ’’le Programme de résilience économique et social (PRES), instrument d’intervention de l’Etat dans la vie économique et sociale du pays pendant la crise sanitaire, affiche un taux d’exécution supérieur à 70 %. Ce qui est appréciable au regard du contexte’’, se félicitent-ils.

Dans une perspective de création d’un répertoire des bonnes pratiques en cas de survenance de pandémie ou crise similaire, le comité assure que ’’toutes les pièces justificatives des dépenses afférentes au fonds, feront l’objet d’une consultation et d’une évaluation citoyenne au siège du Comité pendant une durée de trois mois, avant leur archivage pour d’autres besoins’’.

Le comité de suivi qui n’a pas voulu s’engager dans une dynamique de ’’sanction’’ a par ailleurs fait un diagnostic des faiblesses ou lourdeur administrative en faisant par endroits des recommandations au profit de certains ministères.

Aussi, a-t-il été déploré ’’la faiblesse des effectifs pour assurer un service et une présence effective à l’échelle du territoire national de sapeurs-pompiers’’, alors que deux régions administratives, vingt-deux départements et des zones à risques ’’ne disposent pas encore de caserne de Sapeurs-Pompiers’’.

Le comité a aussi préconisé ’’l’harmonisation’’ des procédures entre la Police et la Gendarmerie (ne relevant pas de la même autorité), surtout en cas de catastrophe sanitaire.

Concernant le secteur de transports terrestres, le comité invite à ’’réformer’’ ce secteur qui ’’baigne dans une certaine informalité’’, insistant qu’à l’avenir, ’’l’option d’un fonds revolving de financement et de garantie soit préconisée à la place de la distribution de cash aux conducteurs de mototaxis’’.  

’’A la lumière de tout ce qui précède, il est évident que la mise en place du Comité, était une nécessité pour le Sénégal’’, note le rapport, dans la mesure où poursuit-il, ’’ce comité aura permis, comme force de proposition, d’entretenir une culture de suivi inclusive et l’obligation de redevabilité institutionnelle visant une gouvernance transparente des finances publiques’’.

Le Fonds de riposte et de solidarité contre les effets du Covid-19 (FORCE Covid-19) a été créé par le président de la République pour appuyer des secteurs de l’économie touchés par la pandémie.

Le chef de l’Etat avait par la suite mis en place un Comité de suivi de la mise en œuvre des opérations du Fonds de riposte et de solidarité contre les effets du Covid-19 (FORCE Covid-19), présidé par le Général François Ndiaye.

 

SMD/AKS/OID