1 400 nouveaux bacheliers déjà orientés à l’Université de Thiès (officiel)
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SENEGAL-EDUCATION

1 400 nouveaux bacheliers déjà orientés à l’Université de Thiès (officiel)

Thiès, 20 nov (APS) - Au total, 1 400 nouveaux bacheliers ont déjà été orientés à l’Université de Thiès sur les 3 000 que l’institution devrait à terme accueillir pour l’année académique en cours, a indiqué mercredi, le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation.

‘’Nous allons orienter autour de 3000 bacheliers. Nous en avons déjà orienté 1400’’, a notamment dit Cheikh Oumar Anne en marge d’un déplacement dans la Capitale du Rail.

Le ministre en charge de l’Enseignement supérieur a expliqué être venu sur invitation du recteur de l’Université De Thiès pour discuter des mesures d’accompagnement devant permettre à cette institution encore en chantier d’accueillir 3 000 nouveaux bacheliers.

Dans les différentes unités de formation et de recherches (UFR) de l’Université de Thiès, le personnel est en train d’élaborer les curricula de nouvelles filières professionnelles, dans la perspective d’accueillir ces nouveaux étudiants, a assuré Cheikh Oumar Anne.

Il a souligné que le moment était venu de discuter avec les autorités académiques, afin de ‘’faire le point sur l’avancée de leurs réflexion et de leurs travaux pour démarrer ces formations’’.

Il s’agissait d’identifier les moyens disponibles, dans le cadre des mesures d’accompagnement de l’orientation de l’ensemble des bacheliers dans les établissements publics, a laissé entendre le ministre.

Il a insisté sur le fait que 4, 6 milliards de francs CFA avaient été libérés par le gouvernement, en termes de mesures d’accompagnement pour l’orientation de ces nouveaux bacheliers.

A l’Université de Thiès, il est prévu de construire des chapiteaux, de réceptionner quelques bâtiments du PGEF SUP, projet en charge des chantiers, ‘’avec, s’il le faut une réadaptation du projet comme c’est le cas avec les amphithéâtres, pour mettre les étudiants dans de bonnes conditions’’ de travail.

L’Institut universitaire de technologie (IUT) qui devra passer de 240 à 350 étudiants, bouclait ce mercredi un séminaire de validation de nouvelles filières de formation, selon son directeur Mamadou Babacar Ndiaye.

Quant à l’UFR Santé, qui est passé de trois à 30 salles, elle devra recevoir 130 nouveaux pensionnaires, selon le ministre. Il a assuré que les nouveaux bâtiments de l’UFR santé seront réceptionnés dans une semaine et au plus tard dans 15 jours.

L’UFR Sciences de l’ingénieur (SI), très à l’étroit, devra ‘’plus que doubler’’ son effectif actuel, de 300 étudiants, lorsqu’il rejoindra ses nouveaux locaux, a indiqué le ministre à son vice-directeur Makhaly Bâ, en visitant la maison en location qu’elle occupe à la Cité Malick Sy.

Le président de la conférence des étudiants de l’Université de Thiès, Abdoul Aziz Ndiaye, a fait part de ses inquiétudes quant aux capacités de l’Université de Thiès à recevoir 3.000 étudiants, en l’état actuel.

Il a jugé assez long le délai de fin mars annoncé par le ministre pour la réception des chantiers en cours, dès lors que les nouveaux bacheliers seront déjà sur place avant cette échéance. ‘’Avec 5.000 étudiants, nous avions déjà des problèmes, ce sera très difficile de recevoir encore plus de la moitié’’ de cet effectif, a-t-il dit.

Il a précisé que les étudiants de Thiès accueilleraient ‘’les bras ouverts’’ leurs ‘’jeunes frères’’ si les mesures d’accompagnement annoncées par le ministre sont mises en œuvre.

Avec la dispersion des sites de l’université, les étudiants de Thiès font face à un problème de mobilité, a dit Abdoul Aziz Ndiaye. La bibliothèque universitaire, avec ses ‘’20 places’’, peine, selon lui, à recevoir les étudiants pendant la période des révisions.

S’y ajoutent entre autres problèmes la restauration, avec les repreneurs qui, a-t-il dit, menacent ‘’d’ici la fin de la semaine’’, de fermer les restaurants universitaires.

Il a alerté sur tout risque de répétition de la situation de l’année dernière, où les étudiants avaient été, un moment, privés d’alimentation, à cause d’une dette que l’Etat devait aux repreneurs.

ADI/AKS