APS
SENEGAL-SANTE-FORMATION

"Un sérieux problème" de prise en charge sanitaire dans les structures sénégalaises, selon le DG de l’ISEM

Saly-Portudal (Mbour), 12 nov (APS) - Le professeur Abdoulaye Yade, directeur général de l’Institut supérieur d’études paramédicales (ISEM), a fait état d’un "sérieux problème" de prise en charge sanitaire au Sénégal, compte tenu des lourdeurs notées dans certaines structures sanitaires en particulier celles privées.

"Au Sénégal, nous avons actuellement un sérieux problème de santé dans la mesure où la prise en charge est autrement beaucoup plus lourde par rapport aux nouvelles structures qui se forment surtout celles privées’’, a-t-il constaté.
 
Le professeur Yade s’exprimait samedi à l’occasion de la cérémonie d’inauguration des nouveaux locaux de l’ISEM dans la commune de Mbour, au quartier ’"Gouy mouride", sur un terrain d’un hectare octroyé par la municipalité de la capitale de la Petite-Côte.
 
Selon lui, ’’le public est un peu, plus ou moins, laissé en rade par les patients’’, en raison de la qualité d’accueil jugée moindre dans les établissements publics en comparaison des structures privées. 
 
"Il faudrait qu’il y ait de nouvelles mesures pour pouvoir corriger ce mal, puisque pratiquement partout au Sénégal, c’est la même chanson qui est entonnée, pour décrier la mauvaise qualité de l’accueil, alors que tout le monde n’est pas mauvais. Il suffirait tout simplement de sensibiliser mais surtout de bien former", a-t-il déclaré.
 
"Compte tenu du fait que l’Etat du Sénégal a opté pour une nouvelle démarche’’ de formation basée sur le système LMD (licence-master-doctorat) et consistant ’à faire l’approche par les compétences, nous avons estimé devoir nous mettre en norme en ayant le profil adapté avec des locaux adaptés réalisés grâce un financement de 15 millions de francs CFA", soit près de 10 milliards de francs CFA, a expliqué M. Yade.
 
Ce nouveau site va abriter un complexe qui sera doté d’un institut de formation et d’un dispensaire devant servir de "centre de pratique de l’ISEM qui est beaucoup plus orienté vers le social dans la prise en charge médicale des populations dont le revenu est assez bas", a ajouté le professeur Yade.
 
L’Institut supérieur d’études paramédicales (ISEM), créé en 2007, bénéficie de l’agrément de l’Autorité nationale d’assurance qualité dans l’enseignement supérieur (ANAQ-SUP) pour s’implanter à Mbour. 
 
ADE/BK