La coopération luxembourgeoise veut contribuer à l’institutionnalisation du genre au Sénégal
APS
SENEGAL-LUXEMBOURG-SOCIETE

La coopération luxembourgeoise veut contribuer à l’institutionnalisation du genre au Sénégal


Saly-Portudal (Mbour), 23 oct (APS) – Le Grand-Duché de Luxembourg s’est engagé à contribuer à l’institutionnalisation du genre au Sénégal, a affirmé lundi Yann Nachtman, responsable du Pôle "développement institutionnel et renforcement des capacités", à la Coopération luxembourgeoise au Sénégal.

"Un des enjeux, c’est de faire en sorte que le genre soit bien inscrit dans les politiques publiques et soit bien pris en compte [...]", a dit M. Nachtman qui note "énormément d’évolutions positives".

Il s’exprimait lundi à Saly-Portudal (Mbour, ouest) au cours d’un atelier de formation au profit, entre autres, des coordonnateurs des cellules genre des ministères de la Santé et de l’Action sociale, de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire.

Selon lui, il y a eu "beaucoup d’avancées" dans le domaine du genre au Sénégal, avec une stratégie nationale qui a été élaborée et pilotée par le ministère de la Famille, de la Femme et du Genre, qui permet de déterminer un ensemble de résultats attendus.


Mais, au-delà des stratégies et des plans, il est temps maintenant de passer à la phase de leur opérationnalisation, en inscrivant le genre dans la stratégie de gestion axée sur les résultats, a-t-il préconisé.


Le thème de cette formation, qui va durer cinq jours (du 23 au 27 octobre), est axé sur "Les concepts de genre, la planification et la budgétisation sensible au genre, la gestion axée sur les résultats et le suivi-évaluation".


Pour Absa Ngom Wade, directrice de l’équité et de l’égalité de genre (DEEG) au ministère de la Famille, de la Femme et du Genre, l’ensemble des ministères ciblés dans cette formation, avec l’appui de la coopération luxembourgeoise, disposent aujourd’hui de leurs rapports d’audit genre et de leur plan d’institutionnalisation du genre.



"Le défi qui nous reste à relever, c’est de renforcer toutes les capacités pour que les principaux responsables de tout ce qui est planification et budgétisation puissent parler le même langage". L’objectif est de faire en sorte que "les besoins différenciés des hommes et des femmes puissent être pris en compte dans tous les processus de planification et de budgétisation et de mise en œuvre", a expliqué Mme Wade.



Au terme de cette formation, une feuille de route sera élaborée, pour rendre effectives toutes les recommandations qui en seront issues, a-t-elle expliqué.

ADE/ASG/ASB