Acteurs civils et militaires invités à combiner leurs efforts face aux catastrophes et épidémies
APS
SENEGAL-SANTE

Acteurs civils et militaires invités à combiner leurs efforts face aux catastrophes et épidémies

Dakar, 24 avr (APS) - Le coordonnateur des urgences sanitaires dans les armées, docteur Mamadou Mansour Fall, invite les acteurs sanitaires civils et militaires à joindre leurs forces pour faire face à d’éventuelles catastrophes ou épidémies.
 
‘’Il y a la pyramide sanitaire civile, mais aussi la pyramide sanitaire médicale militaire et, ces 2 ossatures devraient se mettre à niveau et coordonner leur actions en cas de catastrophe’’ a-t-il dit lors d’un point de presse sanctionnant la fin d’un atelier de sensibilisation sur les Equipes Médicales d’Urgence.
 
Cette rencontre de 2 jours organisée par le Centre des opérations d’urgence sanitaire (COUS) en collaboration avec l’Organisation mondiale de la santé (OMS) visait à sensibiliser les partenaires nationaux intra et intersectoriels sur l’initiative des Equipes médicales d’urgence (EMTs).
 
Le but de l’initiative des EMTs consiste à réduire les pertes en vies humaines et à prévenir l’invalidité de longue durée associées aux catastrophes d’apparition soudaine (SODs), les urgences et les épidémies par le biais du déploiement rapide et la coordination d’EMT qui répondent aux standards minimums internationaux.
 
D’après docteur Fall, également chef de service réanimation à l’hôpital principal de Dakar, en matière d’urgence sanitaire les acteurs doivent se connaître au sein d’un pays et se préparer par la formation, la conception de l’ensemble des moyens qu’ils devront mettre en œuvre en cas de catastrophe.
 
Le directeur du COUS, docteur Abdoulaye Bousso, a pour sa part rappelé que l’apparition de l’épidémie à virus Ebola a constitué un point de départ dans la compréhension du concept de sécurité sanitaire mondiale, relevant ‘’qu’aucun pays n’est à l’abri d’avoir une maladie quelconque’’.
 
‘’Une maladie peut se réveiller sur le continent africain, passer la journée sur le continent européen et finir sur le continent américain’’, a-t-il dit, précisant que c’est avec Ebola que le ministère de la Santé et de l’Action sociale a mis en place le COUS avec pour rôle d’être dans l’anticipation et la préparation.
 
Selon lui, l’idée c’est de ne pas attendre qu’il y ait une catastrophe pour réagir. Il est noté plus d’une centaine d’évènements de santé publique sur le continent africain dont la plupart sont prévisibles, selon lui. 
 
‘’La gestion des urgences doit être multisectorielle et multidisciplinaire. De même que la gestion des crises sanitaires, parce qu’aujourd’hui, les problèmes de santé ne peuvent plus être gérés que par le secteur de la santé’’, a confié docteur Bousso.
 
Pour le docteur Farba Lamine Sall, représentant résident par intérim de l’OMS au Sénégal, il est heureux que le Sénégal ait pris l’initiative de s’organiser pour pouvoir répondre à ces éventualités, parce que ’’les épidémies et catastrophes sont des choses qui vont avec la vie’’.
 
‘’L’OMS est convaincue que ce qui se fait au Sénégal mérite d’être soutenu et nous allons le faire pour qu’au niveau national déjà il y ait une bonne capacité de réponse qui puisse servir dans la sous-région en attendant que les autres pays soient à niveau’’ a-t-il soutenu.
 
L’objectif est que cette bonne pratique puisse être répliquée par d’autres pays, a t-il indiqué.

LTF/OID