La pauvreté
APS
SENEGAL-SANTE

La pauvreté "plombe" les efforts de prise en charge du vih à Sédhiou (médecin)

+++De l’envoyé spécial de l’APS : Abdoulaye Iba Faye+++

Sédhiou, 7 déc (APS) – Le niveau de pauvreté plombe les efforts de prise en charge du vih dans la région de Sédhiou où le taux de prévalence se situe au-dessus de la moyenne nationale a indiqué, mercredi, le docteur Abdoulaye Sagna, coordonnateur régional de la prise en charge du vih au centre de santé de Sédhiou.
 
"La prise en charge du vih nécessite d’avoir des moyens et, c’est un peu difficile dans la région vu l’état de la pauvreté de Sédhiou sans compter l’enclavement des villages qui ne simplifie pas l’accès des patients au centre de prise en charge" a-t-il souligné.
 
Le docteur Sagna recevait la caravane de l’Association des journalistes en santé, population et développement (AJSPD) qui sillonne la région sud du Sénégal pour une documentation des bonnes pratiques.
 
Une caravane organisée en collaboration avec le Conseil national de lutte contre le Sida (CNLS) qui vise également à contribuer au renforcement de l’information et de la communication sur le sida au Sénégal.
 
Les autorités sanitaires ont choisi de décentraliser la prise en charge dans les postes de santé devant l’impossibilité pour les patients d’avoir le billet du transport pour rallier le centre de santé, a expliqué le médecin de prise en charge.

"Mais malgré cette décentralisation, au moins une fois tous les 6 mois, le patient doit se rendre au niveau du site de prise en charge pour permettre au médecin traitant de faire son bilan et aussi gérer les effets secondaires dus à la prise des ARV" a indiqué Abdoulaye Sagna.
 
Qui a dit avoir "une file active qui tourne autour de 226 patients". Selon lui, "de 2012 à aujourd’hui, 503 patients sont globalement dépistés positifs par le district sanitaire de Sédhiou, dont la majeure partie sont des femmes, ainsi que 21 enfants".
 
"Mais dans ce lot, il y a des patients décédés, d’autres perdus de vue et certains transférés ailleurs, mais également les abandons, de sorte que la file active de patients régulièrement suivis est à 226" a relevé le docteur Sagna.

Lequel a toutefois déploré le fait que "la majorité des malades sont dépistés à Sédhiou à un stade tardif, irrécupérable, à des niveaux 3 ou 4".

"Sans compter la co-infection avec la tuberculose qui fragilise davantage le malade" a encore noté Abdoulaye Sagna qui invite les populations à venir se faire dépister lors des stratégies avancées organisées par le district sanitaire de Sédhiou.

LTF/PON