Paludisme : 88% de la charge de morbidité repose sur 5 régions (coordonnateur)
APS
SENEGAL-SANTE

Paludisme : 88% de la charge de morbidité repose sur 5 régions (coordonnateur)

Dakar, 24 avr (APS) - La charge de morbidité palustre repose au Sénégal sur "essentiellement" cinq régions qui enregistrent 88% des cas confirmés de paludisme a dit, mardi à Dakar, le coordonnateur du Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP), docteur Doudou Sène.
 


"Plus de 80% de la charge de morbidité repose sur les régions de Kolda, Tambacounda, Kédougou, Kaolack et Diourbel, soit 348 712 sur 395 706 cas de paludisme confirmé, 63% des cas graves et 72% des décès dus au paludisme, soit 207 sur 284 décès" a-t-il notamment précisé. 
 
Le coordonnateur du PNLP animait un point de presse en prélude à la journée mondiale de lutte contre le paludisme célébrée le 25 avril de chaque année par la communauté internationale. Le thème retenu cette année est :"Prêt à vaincre le paludisme".
 
D’après le docteur Doudou Sène, "ce sont ces mêmes régions qui ont la plus forte incidence du paludisme et sont les seules à enregistrer une augmentation de l’incidence entre 2016 et 2017".
 
Il a fait savoir par contre que "les régions du nord (Louga, Matam et Saint Louis) ont connu une forte baisse de l’incidence qui entre dans le processus de pré élimination du paludisme avec moins de 39 % des cas recensés par rapport à 2016 pour Louga et moins de 62% pour Matam".
 
"Il nous reste des défis à relever dans la région centre, notamment dans les régions de Kaolack et de Diourbel, mais aussi dans la zone sud au niveau des régions de Kolda, de Sédhiou et de Tambacounda" a souligné le coordonnateur du PNLP. 
 
Selon lui, l’objectif de la journée mondiale de lutte contre le paludisme est de sensibiliser les populations sur l’importance d’une mobilisation accrue autour de la lutte contre cette maladie dans le cadre de sa pré élimination en 2020, voire son élimination en 2030.
 
"Il s’agit également de mobiliser les partenaires nationaux et internationaux, le secteur privé, les collectivités territoriales, la société civile, les prestataires autour de la lutte antipaludique" a précisé docteur Sène, insistant sur le renforcement de l’engagement des parties prenantes.
 

LTF/PON