Kolda : Plaidoyer pour la mise à disposition d’un échographe à Sara Yoba Diéga
APS
SENEGAL-SANTE

Kolda : Plaidoyer pour la mise à disposition d’un échographe à Sara Yoba Diéga

+++De l’envoyé spécial de l’APS : Abdoulaye Iba Faye+++

Kolda, 12 juil (APS) – L’infirmière chef de poste (ICP) de Saré Yoba Diéga (district sanitaire de Kolda) Anta Alphonsine Adioka Diatta, a plaidé, jeudi, pour la disposition d’un échographe pouvant permettre aux femmes enceintes d’avoir un meilleur diagnostic sur l’état de leur grossesse.


"Nous demandons aux autorités sanitaires de nous aider à disposer d’un échographe afin d’aider les femmes à ne pas mourir en couche faute de ne pouvoir suivre correctement leurs visites prénatales" a notamment dit l’infirmière.

Selon elle, "la plupart des femmes meurent en couche parce qu’elles ne suivent pas correctement leur visite prénatale". Et Mme Diatta d’ajouter que "si elles le faisaient correctement on pourrait diagnostiquer au moins les difficultés, savoir si l’enfant vie, si la femme a des complications par rapport à sa tension ou non".

"C’est un problème de moyens qui se pose pour les femmes qui doivent payer le billet du transport jusqu’à Kolda (30 km) et débouser 5000 FCFA pour faire l’échographie", a-t-elle expliqué, ajoutant que celles-ci doivent aussi payer leur repas et l’accouchement.

"(...) ça devient trop cher pour des populations très démunies qui n’ont franchement pas de revenus" se désole Mme Diatta qui fait noter que "même au poste de santé les femmes ont des difficultés pour, après un accouchement, acheter des médicaments de sortie qui varient entre 2000 et 3000 francs". "Il arrive qu’elles restent au poste de santé 2 à 3 jours de plus le temps d’avoir de quoi acheter les médicaments de sortie" a-t-elle souligné.

Par ailleurs, l’ICP de Saré Yoba Diéga a émis le souhait de voir l’Etat augmenter le personnel qualifié dans les zones les plus reculées. "Il n’y a que 3 personnes qui suivent 12.304 habitants dans 54 villages et 6 cases de santé" a dit Mme Diatta qui souhaite la mise à disposition d’une ambulance médicalisée.

"Il n’y a qu’une seule infirmière diplômée d’Etat, un infirmier assistant et une sage-femme et cela n’est pas évident, dans la mesure où nous n’avons vraiment pas de vie de famille et c’est trop dur" a dit Anta Alphonsine Adioka Diatta.


LTF/PON