Un laboratoire disponible pour accompagner les programmes nationaux de lutte contre les maladies non transmissibles
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SENEGAL-SANTE

Un laboratoire disponible pour accompagner les programmes nationaux de lutte contre les maladies non transmissibles

Dakar, 13 juin (APS) - La directrice médicale de Global Health Sanofi, docteur Amy Ndao Fall, a souligné jeudi à Dakar la disponibilité de sa structure à participer à la lutte contre les maladies non transmissibles (MNT) en Afrique.

"La responsabilité de la santé des populations incombe aux Etats et, les ministères de la Santé, à travers ces programmes, doivent définir une stratégie, fédérer, orienter et implémenter afin de mieux capitaliser et rendre efficiente cette lutte contre les MNT", a-t-elle dit lors d’un point de presse tenu en marge d’une table-ronde de deux jours organisée dans la capitale sénégalaise.
 
Plusieurs organisations membres de la société civile ont pris part à cette rencontre organisée en collaboration avec NCD Alliance, dans le cadre du renforcement des capacités des organisations de la société civile en matière de plaidoyer et de mobilisation de ressources.
 
Cet atelier vise surtout à aider les pays à mettre en place des alliances des différentes OSC œuvrant dans la lutte contre les maladies non transmissibles.
 
D’après elle, beaucoup de pays n’ont pas encore réellement mis en place leur politique en matière de lutte contre les maladies non transmissibles. Aussi juge-t-elle le côté plaidoyer "fondamental", parce que réellement porté par la société civile.
 
"Ces deux jours de réunion avaient pour objectif d’accompagner les organisations de la société civile pour leur permettre de se mettre en réseau, de créer une alliance par le biais de l’Alliance des Maladies non transmissibles’’, une entité mondiale qui "n’est pas bien développée en Afrique", a-t-elle dit.
 
Elle a relevé la conception d’une cartographie de ces organisations de la société civile, de même que le partage des résultats de cette cartographie qui définit ces organisations. "Cela a abouti à l’identification des alliances existantes", confie Mme Fall.
 
Les maladies non transmissibles sont devenues un fléau qui tue au moins 41 millions de personnes chaque année. En Afrique, les facteurs de risque connaissent une hausse rapide.
 
Le docteur Amy Ndao Fall, qui s’appuie sur des projections de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), indique que d’ici 2030, les MNT seront, "si rien n’est fait", la première cause de décès sur ce continent.
 
Elle rappelle à cet égard que les organisations de la société civile ont "un rôle fondamental" à jouer dans la mobilisation des ressources, les financements déclarés pour lutter contre les MNT n’existant pas encore.
 
"De même, beaucoup de pays n’ont pas mis en place une politique de lutte contre les MNT intégrée ou ne l’ont pas encore implémentée, pour faire ce plaidoyer fondamental qui ne peut être correctement mené que par une société civile mobilisée", note encore la directrice médicale de Global Health Sanofi.
 
Concernant la prévention, il y a des facteurs de risque qui sont modifiables et qui nécessitent juste un changement de comportement de nature à avoir "un impact très important" dans l’optique d’éviter les MTN, a-t-il fait valoir.
 
"Les gouvernements n’ont pas assez de moyens pour tout faire. C’est pourquoi il faut cette forte volonté politique faisant que tous les acteurs soient ensemble (public, privé, organisations de la société civile), pour permettre à chacun de jouer le rôle qui lui est dévolu", a-t-elle encore dit.
 
Selon elle, les Etats ont besoin de tous les acteurs (secteur privé, organisations de la société civile, partenaires au développement etc.) pour les aider à trouver les ressources nécessaires pour mener à bien leurs activités, ce qui justifie d’autant plus l’importance d’avoir aussi une plateforme regroupant toutes les organisations de la société civile afin de mieux mutualiser les efforts.
 
Global Health Sanofi a renouvelé d’ailleurs sa convention avec le ministère de la Santé et de l’Action sociale du Sénégal, pour permettre à six cliniques du diabète et de l’hypertension (CDH) parmi les 9 existantes de s’implanter avec l’ambition de décentraliser le traitement de ces deux pathologies dans d’autres localités du pays.
 
 
 


LTF/ASG/BK