Plaidoyer pour un partenariat renforcé entre les acteurs de la lutte contre le cancer
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Plaidoyer pour un partenariat renforcé entre les acteurs de la lutte contre le cancer

Dakar, 13 juin (APS) - La présidente de l’organisation des Premières dames pour le développement (OPDAD), Adjovi Sika Kaboré, épouse du chef de l’Etat burkinabè, a plaidé jeudi à Dakar pour un partenariat renforcé entre les ministères de la santé et les organisations en charge de la lutte contre le cancer, en vue de relever les défis liés à cette maladie.

"Un partenariat renforcé entre les ministères de la Santé et les organisations peut beaucoup contribuer à relever les défis de la lutte contre le cancer", a-t-elle déclaré.
 
La Première dame du Burkina Faso intervenait à l’ouverture d’un atelier de deux jours, axé sur le thème "Les cancers féminins en Afrique : explorer les opportunités de partenariat régional".
 
Selon Mme Kaboré, l’intérêt de cette rencontre est de protéger et promouvoir la santé publique en vue de favoriser le développement économique et social des pays de la sous-région.
 
Dans cette perspective, "des actions vigoureuses’’ doivent être mises en œuvre pour soutenir les programmes de prévention et de prise en charge, à travers le renforcement des projets de sensibilisation sur le changement de style de vie, le développement du dépistage et le traitement précoce du cancer.
 
"Nous souhaitons tirer profit de notre participation à cet atelier pour manifester aux parties prenantes, la nécessité de mettre à notre disposition, des outils permettant de mieux appréhender la problématique des cancers féminins", a-t-elle indiqué. 
 
"Les cancers féminins ont paradoxalement des causes évitables, des mesures de prévention simples axées sur une bonne sensibilisation, la vaccination, un dépistage et un traitement des lésions précancéreuses du col de l’utérus", a de son côté expliqué le directeur de la lutte contre la maladie au ministère de la Santé et de l’Action sociale du Sénégal, Adama Doucouré. 
 
A l’en croire, une détection du cancer du sein réduirait d’au moins 50%, la survenue des cancers gynécologiques les plus fréquents.
 
D’où l’importance selon lui de la mise en œuvre de plans opérationnels de lutte contre les cancers gynécologiques, se traduisant par l’installation de centres de dépistage et de traitement de lésions précancéreuses du col de l’utérus et la détection précoce du cancer du sein.
 
Il signale que c’est dans ce cadre que le vaccin contre le virus du papillome humain a été introduit dans le Programme élargi de vaccination (PEV) du Sénégal "depuis octobre 2018".

VS/AMN/BK/ASG