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"Plus de 21% de femmes n’avaient pas accès aux méthodes modernes de planification familiale en 2017" (UNFPA)

+++De l’envoyé spécial de l’APS : Abdoulaye Iba Faye+++


Kolda, 11 juil (APS) – La représentante-résidente du Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA) au Sénégal, Cécile Compaoré Zoungrana a indiqué, mercredi à Kolda, que "près de 21,9%" des femmes qui voulaient éviter ou retarder une grossesse l’année dernière n’avaient pas accès à la contraception moderne.



"La planification familiale est un droit fondamental, mais ce droit est dépourvu de signification si les individus et couples n’ont pas accès aux contraceptifs, à l’information et aux services qui leur permet d’accéder à ce droit" a-t-telle notamment dit.

Selon Mme Zoungrana qui prenait par à la cérémonie de la Journée mondiale de la population (JMP) à Kolda, "de 2012 à 2017, le taux de prévalence contraceptive a presque doublé, passant de 16,1% à 26,3% avec des disparités régionales".

"Le taux de Kolda se situe à 21,1%, en deçà de la moyenne nationale" a regretté la représentante-résidente de l’UNFPA au Sénégal. Cécile Compaoré Zoungrana a toutefois précisé que "les besoins non satisfait en PF restent élevés en dépit des efforts déployés par l’Etat du Sénégal".

"C’est le lieu pour moi de féliciter le Sénégal pour les efforts consentis pour rendre disponibles les produits contraceptifs jusqu’au dernier kilomètre et rapprocher les services de planification familiale des familles" a-t-elle fait valoir.

A l’en croire, "les bienfaits de la planification familiale ne sont plus à démontrer parce que, des études et recherches ont montré que l’espacement des naissances est une des stratégies les plus efficaces pour réduire les décès maternels". "Une réduction qui peut aller jusqu’à 33%" note-t-elle.

"Lorsque les femmes sont en meilleure santé, a relevé Cécile Compaoré Zoungrana, leurs familles sont plus à l’aise sur le plan économique et leurs enfants reçoivent une meilleure éducation".

"Cela crée un cercle vertueux susceptible de se perpétuer aux cours des générations suivantes" a-t-elle dit, soulignant que les investissements dans la planification familiale "peuvent générer un dividende démographique qui améliore le potentiel de revenu économique du pays concerné".

LTF/PON