Des ministres africains s’engagent à faire plus contre les maladies non transmissibles
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Des ministres africains s’engagent à faire plus contre les maladies non transmissibles

Dakar, 30 août (APS) - Des ministres africains de la santé, présents à Dakar pour les besoins de la 68e session du comité régional de l’OMS pour l’Afrique (27 au 31 août), se sont engagés jeudi à faire davantage d’efforts dans la prise en charge des maladies non transmissibles (MNT).

Ils étaient réunis en plénière pour l’adoption d’un document portant sur les "progrès accomplis dans la mise en œuvre de quatre engagements assortis d’échéances en matière de lutte contre les maladies non transmissibles dans la région africaine".

A cette occasion, plusieurs d’entre eux ont assuré de leur engagement à lutter plus contre les maladies non transmissibles (MNT) que sont l’insuffisance rénale, le diabète, les cancers, les maladies cardiovasculaires, entre autres.

Pour Silvia Paula Valentim, ministre de la santé de l’Angola, "plus d’efforts doivent être faits pour ces maladies non transmissibles qui affectent les personnes jeunes en activité’’ dans les pays africains, caractérisés par des statistiques "en croissance" dans ce domaine.

"Il faut des stratégies rôdées pour la détection et le traitement précoce’’ de ces maladies, a-t-elle recommandé, avant de revenir sur le cas de son pays, l’Angola, dont selon elle "au moins 10 pour cent" du budget réservé à la santé "est alloué à la dialyse". 

"Nous encourageons l’activité physique pour combattre les maladies non transmissibles", a ajouté Silvia Paula Valentim.

Les MNT "sont un tsunami sur le continent", estime la déléguée sud-africaine à cette rencontre, selon qui il faut "une réponse multisectorielle car le continent ne s’y est pas préparé’’, d’où la nécessité pour le bureau régional de l’OMS Afrique de mettre en place davantage de ressources pour lutter contre ce phénomène dans les pays qui en ont selon elle besoin.

A en croire Benjamin I. B. Hounkpatim, ministre béninois de la Santé, "l’ampleur des maladies non transmissibles est grande’’, notamment au Bénin où Les résultats de deux enquêtes ont fait état d’un "taux de prévalence du diabète de 9%".

Partant, le Bénin a mis en place "un programme national contre les maladies non transmissibles avec un plan national de riposte élaboré afin d’agir sur les facteurs de risque’’, les MNT constituant "une menace sanitaire et économique".

Le docteur Isatou Touray, ministre de la Santé de la Gambie, également présent à cette session présidée par le ministre de la Santé du Sénégal, Abdoulaye Diouf Sarr, a lui aussi fait savoir qu’un plan de lutte contre les MNT avait été mis en place dans son pays, lequel est mis en œuvre de concert avec "la société civile pour davantage toucher les populations".

"Notre pays s’engage à donner une nouvelle impulsion à la lutte contre les MNT", a indiqué le ministre de la Santé de la côte d’Ivoire, Eugène Aka Aouele.

Le ministre sénégalais de la Santé et de l’Action sociale, revenant sur les différentes interventions, a assuré que "le document relatif aux progrès accomplis dans la mise en œuvre de quatre engagements assortis d’échéances en matière de lutte contre les maladies non transmissibles dans la région africaine" sera adopté.

SKS/BK