Traumatologie : 17 000 cas enregistrés chaque année à l’hôpital de Grand Yoff (médecin)
APS
SENEGAL-SANTE

Traumatologie : 17 000 cas enregistrés chaque année à l’hôpital de Grand Yoff (médecin)

Dakar, 29 mars (APS) - Quelque 17 000 cas de traumatologie sont enregistrés chaque année à l’Hôpital général de Grand Yoff, a révélé, vendredi à Dakar, le professeur Mouhamadou Habib Sy, chef du service d’orthopédie-traumatologie de cette structure médicale.
 
’’L’hôpital général de grand Yoff, enregistre chaque année, environ 17 mille cas de traumatologie. C’est quasiment entre 45 à 55 malades par jour’’, a-t-il dit.
 
Pr Sy intervenait lors d’une séance académique axée sur le thème : ’’Les urgences traumatologiques graves : place et rôle du chirurgien orthopédique’’.
 
Organisée par l’académie nationale des sciences et techniques du Sénégal (ANSTS), cette rencontre entre dans le cadre de la mise en œuvre de son programme d’activités en 2019.
 
Selon Pr Sy, dans un hôpital régional par exemple, l’on peut enregistrer 25 à 30 malades par jour, alors que dans celui du type départemental, l’on y trouve entre 10 à 15 malades. 
 
’’Ce que je dis est documenté, car cela fait l’objet pour la plupart de cas, soit d’une thèse, soit d’un mémoire. Il faut, de ce fait, redessiner la carte traumatologique du pays, pour avoir des statistiques à ce sujet’’, a-t-il fait valoir.
 
Selon le médecin, durant ces 5 dernières années, tous les faits de santé dans ce pays, en dehors du phénomène d’Ebola, tournent autour des accidents. D’où selon lui, l’importance de mettre un accent sur la recherche.
 
Pr Sy a également reconnu le déficit existant dans la prise en charge des patients à cause du nombre insuffisant d’orthopédistes dans le pays.
 
’’Cette année par exemple, sur les candidats à la spécialité, nous avons compté 5 candidatures sénégalaises sur 21. Avec cette démographie qui va augmenter dans quelques années, on doit se pencher sur cette situation’’, a-t-il expliqué.
 
Il a souligné la nécessité de réfléchir sur le moyen de transfert des compétences à des chirurgiens orthopédistes, en vue de renforcer leur capacité dans la prise en charge des malades.
 
’’Actuellement, les médecins sénégalais choisissent les filières faciles au lieu de se former dans le domaine de la traumatologie’’, a pour sa part noté le chef de service du laboratoire d’anatomie de la faculté de médecine à l’université cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD), Pr Abdoulaye Ndiaye.
 
Intervenant sur le thème, ’’prothèse totale de la hanche, avancées récentes’’, Pr Ndiaye, a plaidé pour la définition d’axes prioritaires, permettant aux étudiants de poursuivre la filière de l’orthopédie-traumatologie.
 
Il a cependant retenu que l’arthrose reste un phénomène posant énormément de problèmes au Sénégal, sur des personnes âgées comme sur des jeunes. 
 
Toutefois, a-t-il poursuivi, grâce au développement des implants, l’on ne peut plus parler actuellement des risques liés aux prothèses, qui sont placées à ces jours, même chez les jeunes de 18 ans.
 

AMN/OID/AKS