CM2018 : La Pologne à la quête d’une défense plus solide (médias locaux)
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CM2018 : La Pologne à la quête d’une défense plus solide (médias locaux)

+++De l’envoyé spécial de l’APS : Salif Diallo+++
 
Kaluga (Moscou), 17 juin (APS) – L’équipe de Pologne qui marque toujours beaucoup de buts, cherche à soigner sa défense considérée comme l’une des pires des qualifications à la Coupe du monde 2018, selon les médias locaux.
 
Le sélectionneur, Adam Nawalka a fait évoluer son système "d’un 4-2-3-1 ou 4-4-2 à un 3-4-3 dans le but d’améliorer la flexibilité et de créer un élément de surprise", ont indiqué des journalistes interrogés par le quotidien anglais, The Guardian qui a publié un guide des 32 présentes à la coupe du monde (14 juin au 15 juillet) 
 
"Nous voulons essayer quelque chose de nouveau et maximiser le potentiel de certains joueurs", a déclaré le technicien polonais avant les matches amicaux de novembre contre l’Uruguay (0-0) et le Mexique (0-1) où il a présenté la nouvelle formation. 
 
"Nous avons déjà utilisé ce système à l’entraînement pour que le changement soit fluide. Les rôles seront divisés d’une manière que nous pouvons changer de trois à quatre (défenseurs) pendant le jeu", a ajouté Nawalka. 
 
Lors des matchs amicaux de mars, contre le Nigeria (0-1) et la Corée du sud (3-2), les joueurs polonais semblaient plus à l’aise, mais le 3-4-3 a encore besoin d’être travaillé, ont estimé les sources du Guardian. 
 
Les difficultés défensives polonaises expliquent les efforts fournis par le staff médical du premier adversaire des Lions pour remettre sur pied le défenseur de l’AS Monaco, Kamil Glik déclaré forfait à un certain moment. 
 
Sur l’équipe probable lors de cette Coupe du monde, le sélectionneur polonais dispose d’un choix enviable dans les buts entre Wojciech Szczesny (Juventus, Italie) et Lukasz Fabianski (Swansea, Angleterre). 
 
En défense, peu importe qu’il s’agisse de trois ou quatre hommes, Kamil Glik (AS Monaco, France) et Michal Pazdan (Legia Varsovie, Pologne) au centre sont en sécurité même s’il y a encore des doutes au sujet du défenseur de l’AS Monaco blessé et revenu récemment dans le groupe de performance. 
 
"Si la Pologne joue avec quatre à l’arrière, le côté droit appartiendra à Lukasz Piszczek (Dortmund, Allemagne) et Maciej Rybus (Lokomotiv Moscou, Russie) prendra à gauche", écrivent les mêmes sources, ajoutant que Piszczek et Rybus peuvent également jouer comme pistons dans un système 3-4-3. 
 
Toutefois, poursuivent-ils, "le milieu de terrain est un sujet de préoccupation car pendant des années la Pologne a manqué un créateur au milieu mais avec Piotr Zielinski de Naples (Italie), la Pologne semble avoir trouvé l’oiseau rare pour continuer à évoluer". 
 
"Mais le joueur de 23 ans doit montrer qu’il est capable de mener l’équipe sur une si grande scène. Zieliński peut jouer centralement aux côtés de Grzegorz Krychowiak (West Bromwich, Angleterre), dont la forme a plongé depuis son impressionnant Euro 2016". 
 
La mise en place d’un nouveau système de jeu était aussi due au résultat d’un manque d’ailiers, expliquent les journalistes polonais. Ils ont précisé que si Kamil Grosicki est toujours fiable pour l’équipe nationale, mais il n’y a pas grand-chose d’autre à choisir. 
 
"Jakub Blaszczykowski (Wolfsburg, Allemagne) est rentré d’une blessure juste avant la fin avril, tandis que d’autres manquent d’expérience pour partir en Russie", disent-ils, soulignant qu’une bonne performance en Russie dépendra de Robert Lewandowski. 
 
Son association avec le Napolitain Milik sera à craindre par les autres adversaires du groupe H si l’attaquant international polonais longtemps blessé retrouve toutes ses sensations.
 

SD/ASB