La CAN toujours sous le prisme des faits divers
APS
AFRIQUE-FOOTBALL-POINT

La CAN toujours sous le prisme des faits divers


Dakar, 21 juin (APS) – La CAN 2019, la première à se jouer en été et avec 24 équipes, est, comme les précédentes éditions, l’occasion d’éternelles négociations de dernière minute autour de paiement des primes. 



Les Lions Indomptables du Cameroun, champions d’Afrique en titre, ont négocié jusqu’au dernier moment pour rentrer dans leurs fonds, allant jusqu’à menacer de ne pas faire le déplacement pour la phase finale de la CAN, s’ils n’entraient pas en possession de leurs ‘’dus’’.


Les Warriors du Zimbabwe ont décidé eux aussi de boycotter le match d’ouverture contre les Pharaons d’Egypte, demandant à leurs autorités fédérales de leur payer leurs primes avant de fouler la pelouse du Stade International du Caire.


Et en pleine préparation de la CAN 2019, des médias guinéens avaient fait état de paiements de ‘’primes indues’’ au bénéfice du Syli national.


Si le capitaine guinéen Ibrahima Traoré a démenti dans les même médias ces allégations, il reste que les mauvais résultats enregistrés lors de cette préparation avec trois défaites respectivement contre la Gambie (0-1), le Bénin (0-1) et l’Egypte (1-3) ne sont pas de nature à favoriser la sérénité pour le Syli dans cette compétition, qui aura lieu du 21 juin au 19 juillet.


Et pourtant la Confédération africaine de football (CAF) avait versé 600. 000 dollars à chacune des sélections participantes, qui auraient pu permettre aux Fédérations d’anticiper et de faire l’économie de ces conflits.

On peut y ajouter les photos indélicates du milieu de terrain algérien Belkebla passées sur les réseaux sociaux et qui ont valu à son auteur une exclusion du groupe de performance de la CAN au profit d’Andy Delort, l’attaquant de Montpellier.


De plus, deux faits viennent de placer un peu plus cette 32e édition sous les feux de la rampe : l’interpellation de son président Ahmad Ahmad le 6 juin dernier à Paris (France) alors qu’il venait de prendre part au congrès de la Fifa et la décision d’auditer l’instance dirigeante du football africain.


Déjà, les décisions fortes du nouveau président de la CAF, avec la tenue de la compétition phare en été, fortement demandée par les clubs employeurs des vedettes et l’élargissement de 16 à 24 pays, avaient montré que rien ne serait plus comme avant dans cette compétition qui avait déjà gagné sa place dans le calendrier du sport mondial.


En fait, plus que toutes les précédentes éditions, la présente avec la participation de trois vainqueurs de la Ligue des champions 2019, l’Egyptien Mohamed Salah, le Guinéen Naby Keita et le Sénégalais Sadio Mané et aussi de deux co-meilleurs buteurs de la Premier league, aurait dû la placer en haut de l’affiche.


Mais, il était écrit que les faits divers seraient encore présents et cela dès le départ avec cette menace de boycott brandi par l’attaquant
ghanéen Gyan Asamoah après avoir mis été mis au courant qu’il n’aura pas le brassard de capitaine en Egypte. 


D’ailleurs, il a fallu l’intervention du chef de l’Etat ghanéen en personne pour qu’il revienne à de meilleurs sentiments.


Jusqu’à la dernière minute, les dirigeants du football malien ont joué avec les nerfs de leurs joueurs avant d’accepter sous la pression de leur ministre des sports l’agenda proposé par la Fifa, sous peine de voir les Aigles rentrer à Bamako sans prendre part à la CAN alors qu’ils avaient gagné de haute lutte leur place.


SD/ASG