Agence de Presse la plus utilisée dans les mediats en Afrique de l'Ouest francophone selon une étude de l'organisation internationale de la francophonie rendue publique en Septembre 2005 à Ouagadougou
Espace pub


 

SENEGAL-SANTE-SITUATION

Le paludisme a diminué de 11 points entre 2006 et 2007, selon un responsable du PNLP

22/04/2008 00:21 GMT

Dakar, 21 avr (APS) - La proportion de malades du paludisme dans les structures de santé a été réduite de 11 points, passant de 33,57 % en 2006 à 22,25% en 2007, a révélé lundi le docteur Sylla Thiam, chef du bureau chargé de la prise en charge et la de la recherche du Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP).

Le paludisme est passé d’un taux de 33,57% des cas de malades en 2006 à 22,25% des cas en 2007, a indiqué M. Thiam qui faisait l’état des lieux de cette infection lors d’une journée de sensibilisation en prélude à la journée mondiale du paludisme prévue vendredi à Dagana (Saint-Louis).

Ces taux correspondent à un nombre de malade passant de 1,555 million à 1,170 million de malades, a-t-il expliqué aux journalistes lors d’un atelier au Centre national d’éducation sportive et populaire (CNEPS) de Grand-Yoff.

Cette morbidité palustre est toutefois différente selon les régions, a ajouté le docteur Thiam, relevant à ce propos que là où elle exerce une ‘’pression forte’’ au centre et au sud du pays, le paludisme est en dessous de la moyenne nationale de 22,25% dans les régions de Thiés, Saint-louis et Dakar. A Dakar, elle est de 17,91%.

Il a expliqué cette baisse de la morbidité palustre par la combinaison d’un ensemble de mesures. Ainsi, a-t-il dit, plus de 3 millions de doses de traitement à base d’artémisinine (ACT) dans toutes les structures sanitaires, l’utilisation dans la confirmation des cas de paludisme du test de diagnostic rapide.

2607 infirmiers ont été formés à l’utilisation de ce nouvel outil permet au bout de 15 minutes d’obtenir des résultats.

En outre, 1,145 moustiquaires imprégnées, en plus de l’aspersion intradomiciliaire, notamment avec le programme PMI de l’USAID qui intervient dans les localités de Nioro (Centre), Vélingara (Sud) et Richard Toll (Nord).

L’implication des communautés, des OCB, et la création de réseaux qui dans certains cas, procèdent elles-mêmes à la distribution des moustiquaires, sont aussi des éléments qui ont permis d’arriver à ces résultats, a encore laissé entendre le docteur Sylla Thiam. A cela s’ajoute le partenariat avec les ONG, ainsi que les radios communautaires et les radios locales.

‘’Il faut encore assez de moustiquaires imprégnées, il faut renforcer la qualité du traitement’’, a encore relevé le responsable qui a ajouté à cela, l’amélioration de la qualité des données, en vue de faire un meilleur plaidoyer auprès des bailleurs qui financent les projets sur la base des résultats obtenus.

Pour lui, il y a lieu également de mettre davantage l’accent sur la distribution des moustiquaires imprégnées et de renforcer les capacités des acteurs à la base.

ADI/AD

Aucune image n'est liée à cet article
 
Quelles solutions ?
Avis
Contributions
Articles