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SENEGAL-AVICULTURE-VACCIN

Prévention de la grippe aviaire : un stock de sécurité de 2 millions de doses en place

12/06/2008 01:02 GMT

Dakar, 11 juin (APS) - Deux millions de doses de vaccin de la volaille ont été acquises par le programme national de prévention et de lutte contre la grippe aviaire, mais l’utilisation de ce stock de sécurité nécessite l’autorisation de l’Office international des épizooties (OIE) car le Sénégal n’étant pas infecté.

‘’Pour le moment, comme nous n’avons pas la grippe aviaire, nous n’avons pas l’autorisation de vacciner. Pour avoir cette autorisation, il faut que l’OIE s’appuie sur des informations officielles et c’est quand le pays sera infecté qu’il donnera son autorisation’’, a expliqué le docteur vétérinaire Amadou Guèye.

Il s’exprimait récemment à l’occasion d’un séminaire organisé par le Catholic releif services (CRS), en partenariat avec d’autres ONG, et l’USAID pour offrir aux journalistes les éléments nécessaires pour informer le grand public sur la prévention et la gestion de la grippe aviaire.

‘’On a suggéré à l’Etat d’acheter un stock de sécurité de deux millions de doses qui pourrait prendre en charge une vaccination, en tout cas, au niveau précoce et dans l’urgence. On ne sait pas s’il y aura infection. Si jamais il y a en, quelle forme elle prendra ?’’, a expliqué Dr Guèye, membre du Comité national de lutte contre la grippe aviaire (CONAGA).

‘’C’est un vaccin un peu différent de la souche qui circule, il s’agit du H5N2. Nous ne voulons pas vacciner avec la souche du H5N1 parce que demain on aura peut-être la difficulté de pouvoir distinguer quelle est le type de virus qui est en cause’’, a-t-il prévenu indiquant que le H5N2 n’est pas virulent et n’entraîne pas la maladie.

Selon lui, la souche H5N2 est légèrement différente mais clairement distincte sur le plan de la typologie et permettra de pouvoir détecter à tout moment le virus sauvage responsable de la grippe aviaire si jamais il entrait dans le pays.

Le CONAGA a confié les vaccins à l’Institut sénégalais de recherches agricoles (ISRA) qui dispose de tout le matériel nécessaire pour concevoir, fabriquer et stocker des vaccins. Il garantie également la viabilité et fait des tests périodiques pour s’assurer que le vaccin est fonctionnel et répond toujours aux normes définies en tant que techniciens, a assuré Dr Amadou Guèye.

Pour le moment, Amadou Guèye se dit très heureux de cette situation de pays indemne ce qui, à long terme, entraînera la destruction des vaccins qui ne peuvent pas dépasser deux ans.

‘’Les vaccins inactivés ont une validité de deux ans au bout desquels il faudra les détruire selon les normes sanitaires et passer une autre commande’’, a-t-il dit ajoutant qu’ils (les techniciens) se sentent très bien dans cette situation’’.

‘’Ne pas avoir à vacciner c’est-à-dire tout faire pour que virus n’entre pas au Sénégal et nous serons très heureux de devoir procéder à la destruction de ces vaccins. Ce qui signifiera aussi qu’on est arrivé à faire l’éradication dans les autres pays qui ont eu la grippe aviaire et qu’elle disparaîtra en Afrique et dans le monde’’, a-t-il dit.

Le Sénégal a acquis dans le premier trimestre de 2007 son stock de vaccins qui est régulièrement contrôlé et devra veiller à passer une nouvelle commande dans les trois derniers mois avant la fin de la validité du vaccin.

Le vétérinaire a estimé qu’il ne faudrait pas attendre d’être infecté pour commander le vaccin sinon, le Sénégal risquerait de recevoir ses commandes en retard. D’après lui, il faut attendre entre trois à six mois avant de disposer des doses.

‘’Si on a à vacciner, il faudrait qu’on puisse le faire très vite et très tôt pour espérer pouvoir éradiquer la maladie’’, a-t-il poursuivi.

BS/SAB

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