SENEGAL-ECONOMIE
Effritement continu de l’autonomie financière des entreprises entre 1999 et 2007
07/04/2009 23:32 GMT
Dakar, 7 avr (APS) – La Direction de l’appui au secteur privé (DASP) relève, entre 1999 et 2007, ’’un fléchissement’’ de la productivité du travail des entreprises sénégalaises, ’’un ralentissement’’ de la rentabilité globale des facteurs, ’’un effritement continu’’ de leur autonomie financière ainsi qu’une baisse de leur solvabilité.
La DASP dans sa publication de dossier thématique transmise mardi à l’APS s’est appuyée sur les résultats de la Banque de données économiques et financières (BDEF) de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie sur la même période.
Ces difficultés sont également mises en exergue par les tensions de trésorerie des entreprises. Le ratio de fonds de roulement (capitaux permanents rapportés aux immobilisations nettes) a subi une nette dégradation imputable au décalage entre les recettes et les dépenses des entreprises, indique le rapport.
Il résulte de cette situation, des contraintes de financement qui obèrent le niveau de développement des entreprises, en particulier sur les petites et moyennes entreprises (PME).
En général, les relations entre le financement externe de l’activité des entreprises sont étudiées à travers le crédit bancaire. Cependant, dans la pratique, les crédits bancaires ne constituent pas la seule source de financement externe des entreprises.
Le principe de financement d’entreprises, explique le document, permet aux entreprises de recourir, de manière permanente, aux crédits interentreprises définis comme la somme des crédits que les entreprises s’accordent entre elles afin de se donner des délais de paiement fournisseurs et des délais de paiement clients.
Selon la même source, ils sont une forme de crédit particulièrement souple, ne s’accompagnant qu’avec peu de formalisme comparativement au crédit bancaire. Tout au plus, est-il fait obligation de mentionner les modalités de paiement et les pénalités de retard dans les conditions générales de vente.
Sur la même période, rappelle la même source, le crédit interentreprises, vecteur d’une importante redistribution de fonds entre entreprises, est estimé en moyenne à 1.794 milliards de francs.
En dépit de ces difficultés, les entreprises sénégalaises ont évolué au cours des sept dernières années dans un contexte macroéconomique globalement favorable à leur expansion.
La croissance réelle du PIB s’est en effet établie à 4,4 pour cent en moyenne sur la période allant de 1999 à 2007, imputable au bon comportement du secteur tertiaire (5,9 pour cent), soutenu par le secteur primaire (1,9 pour cent) et le secondaire qui a enregistré une hausse de 3,7 pour cent, mentionne le document.
AKS/AD