SENEGAL-HYDRAULIQUE-POSITION
L’Intersyndicale des centrales contre ’’la concession globale’’ des activités de la SDE et de la SONES
04/01/2010 11:55 GMT
Dakar, 4 jan (APS) – L’Intersyndicale des centrales dénonce, dans un communiqué reçu lundi à l’APS, la décision de l’Etat de vouloir confier les activités de la SDE et de la SONES à un même opérateur privé.
‘’Le gouvernement annonce la fin du contrat liant l’Etat à la SDE (Sénégalaise des eaux) sous le contrôle de la SONES (Société nationale des eaux du Sénégal) et la décision unilatérale de procéder à une concession globale regroupant les activités de la SDE et celles de la SONES à un privé qui aura en charge l’investissement’’, écrit l’Intersyndicale des centrales.
‘’A coup sûr, lit-on dans le texte, un tel processus ne saurait manquer d’avoir de fâcheuses conséquences sur le prix de l’eau ou sur le personnel, deux possibilités inacceptables’’.
La SDE, une filiale du groupe français Bouygues, assure la distribution de 35% de l’eau consommée à Dakar, sur la base d’un contrat le liant à l’Etat du Sénégal, qui expire en avril 2011. La SONES, dont l’Etat est l’actionnaire principal, s’occupe du contrôle de l’exploitation de l’eau.
Le gouvernement ne renouvellera pas le contrat le liant à la SDE, mais lancera un appel d’offres en avril 2011 pour le choix d’un nouvel opérateur, a récemment déclaré Oumar Sarr, ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, de la Construction et de l’Hydraulique.
Sur un autre registre, l’Intersyndicale ‘’constate et condamne le climat de surenchère qui prévaut depuis quelques temps et exprime sa vive inquiétude face aux risques de dérapage qui en résultent et les dangers pour notre nation’’.
Elle appelle ‘’le chef de l’Etat à prendre de toute urgence des initiatives en direction de l’opposition et de tous les acteurs, pour engager un dialogue national franc, susceptible d’instaurer dans notre pays un environnement de paix, de stabilité sociale et de travail’’.
‘’Malgré le protocole d’accord tripartite signé le 11 août 2009, on constate encore la hausse généralisée des prix des denrées de première nécessité, (…) la reprise des délestages intempestifs’’, relève la même source.
ESF/AD