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SENEGAL-ORALITE-ECRITURE

Le mythe de Ndiadiane Ndiaye et l'épopée d'El Hadji Oumar analysés par un universitaire

2013-03-29 22:02:50 GMT

Dakar, 29 mars (APS) - Le livre "Oralit√© africaine : entre esth√©tique et po√©tique" est une synth√®se de 200 pages, qui analyse le mythe de Ndiadiane Ndiaye (roi du djolof) et l’√©pop√©e d’El Hadji Omar Tall (r√©sistant et soufi) en tentant d’expliquer les rapports entre l’oralit√© et l’√©criture, selon son auteur, le professeur Samba Diop, de l’Universit√© d’Oslo, en Norv√®ge.

‘’C’est un ouvrage de synth√®se dans lequel je reprends beaucoup de concepts et j’analyse surtout le mythe de Ndiadiane Ndiaye et l’√©pop√©e d’El Hadji Omar Tall. Ces textes servent de pr√©texte pour explorer d’autres sources diff√©rentes de la tradition’’, a-t-il dit, lors de la c√©r√©monie de pr√©sentation de son ouvrage.

Selon l’auteur, le livre traite des rapports entre l’oralit√© et l’√©criture en expliquant comment des romanciers africains, tels que Cheikh Hamidou Kane, Ousmane Sembene, Aminata Sow Fall ''recr√©ent l’oralit√© dans leurs √©crits''.

’’On a tendance √† confondre l’oralit√© et l’√©criture, mais c’est diff√©rent. L’oralit√© est faite g√©n√©ralement par les griots, alors que l’√©criture a √©t√© amen√©e par l’√©cole’’, a-t-il pr√©cis√©, lors de la c√©r√©monie, au Centre de recherches ouest africain de Dakar (WARC)

Ce livre de 200 pages, publi√© √† la maison d'√©dition l’Harmattan, est compos√© de six chapitres s√©quentiels qui traitent du mythe, de l’√©pop√©e et de comment le roman africain transpose et se sert de la tradition orale.

''Il est faux de dire que les romanciers africains ne se servent que de la tradition, il y a d’autres sources pour leur inspiration, telles que le Coran, la musique, la danse'', a-t-il d√©clar√©, rappelant que les contes de Birago Diop, √©crivain et po√®te s√©n√©galais, lui on √©t√© racont√©s par un griot.

‘’J’ai aussi parl√© dans le livre de l’islam, de la question de l’id√©ologie, de l’action de la m√©moire. Quand on r√©cite un texte oral, comment on fait pour s’en souvenir et rester fid√®le aux faits, et quelle est la fonction du mythe et de l’√©pop√©e par rapport √† l’identit√©, √† la personnalit√©, au clan, √† la famille, √† la nation, ce qui est tr√®s important’’, a d√©taill√© l'auteur.

‘’Quand on est dans ce monde, on se pose des questions. Pourquoi on est l√† ? On veut donner un sens √† la vie : comment est on arriv√© ici, que fait-on ici’’, a-t-il expliqu√©.

De son point de vue, ''on retrouve les m√™mes questions dans les diff√©rentes religions, et l’histoire apporte des r√©ponses √† ces interrogations’’.

Le chercheur reconna√ģt √©galement avoir √©t√© confront√© √† un probl√®me de traduction du wolof au fran√ßais. ‘’Il est difficile de trouver le mot exact, et on est oblig√© de trouver une traduction de sens et de contexte’’, a-t-il expliqu√©.

De son c√īt√©, l’√©crivain et philosophe Hamidou Dia d√©clare que le livre de Samba Diop, qui a comme sous titre ‘’esth√©tique et po√©tique’’, fait une r√©flexion sur l’√©pop√©e et le mythe, des termes importants, selon lui. ‘’C’est un travail remarquable qui devrait √™tre lu’’, a-t-il jug√©.

L’oralit√© en Afrique, a dit M. Dia, est une source fiable de la connaissance de notre pass√© et ne dispara√ģtra jamais, quelle que soit l’importance de l’√©crit.’’L’oralit√© a de beaux jours devant elle, et les griots, les authentiques historiens qui sont notre m√©moire, aussi, auront de beaux jours devant eux’’, a-t-il pr√©dit.

Le philosophe s'est insurg√© contre l'id√©e selon laquelle l'Afrique est purement un continent de l'oralit√©. ''Les manuscrits de Tombouctou (Mali) montrent que l’Afrique a connu et l’√©criture et l’oralit√©’’, a-t-il affirm√©.

M. Dia, qui a proc√©d√© √† la pr√©sentation du livre, a par ailleurs soutenu que l’Afrique n’est pas dans la modernit√© et peine √† y entrer, ''m√™me si notre culture est entre les eaux occidentale et africaine''.

’’Nous devons mener une interrogation sur cela et savoir qu’est ce qui fait notre identit√© culturelle’’, a-t-il exhort√©.

SK/MTN/ASG

 

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