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L’APS est à l’origine de la nationalisation des phosphates de Taïba
2009-04-22 17:12:25 GMT
Dakar, 22 avr (APS) –
L’ancien chef du bureau régional de l’Agence de presse sénégalaise (APS) à Thiès, Babacar Ndiaye, a indiqué mercredi à Dakar, qu’un dossier réalisé par l'agence est à l’origine de la nationalisation des phosphates de Taïba.
‘’Je venais d’arriver à Thiès où je devais remplacer Souleymane Diop qui devait partir en Allemagne. Et comme j’entendais souvent parler de ces phosphates, j’ai décidé d’écrire un papier pour en savoir un peu plus’’, a rappelé Babacar Ndiaye lors de la cérémonie officielle de célébration du 50-ème anniversaire de l’APS.
‘’C’est ainsi que j’ai découvert que ces phosphates étaient exportés jusqu’en Afrique du Sud, malgré l’embargo international. En outre, j’ai appris que notre pays ne disposait que de 5% de son exploitation‘’, a expliqué M. Ndiaye qui a également fait valoir ses services à Fatick, Ziguinchor, Tambacounda et Diourbel.
‘’J’ai alors écrit mon article sans état d’âme et c’est comme ça que le député Christian Valentin s’est saisi de la question pour faire voter le projet de nationalisation à l’Assemblée nationale’’, a-t-il dit, fort de son expérience de trente cinq ans.
‘’Ce papier a beaucoup marqué l’ancien directeur Ciré Thiam qui avait même mis en jeu sa casquette pour me défendre. Car certains se demandaient comment ce jeune prétentieux a pu écrire sur un tel fait’’, a rapporté l’ancien correspondant à Ziguinchor de 1976 à 1979 en indiquant que ce témoignage a été fait au moment où M. Thiam partait en retraite.
‘’Notre génération a beaucoup contribué à la valorisation de l’information régionale. Nous avons fait de l’information régionale tout en respectant les règles de l’éthique, de la déontologie et du professionnalisme. Sans tenir compte des autorités administratives et politiques et cela a été une grande rupture’’, a fait savoir le journaliste.
En retraite depuis décembre 2008, Babacar Ndiaye conseille à la jeune génération de la presse surtout de l’APS, ‘’de respecter l’éthique, car un journaliste c’est quelqu’un qui doit inspirer confiance’’.
Il appelle en outre ‘’au respect de la déontologie et du respect du traitement de l’information. Car selon lui, il y va de la ‘’garantie de la sécurité du journaliste’’.
L’Agence de presse sénégalaise a soufflé le 2 avril dernier ses 50 bougies, après sa création par une ordonnance signée le 2 avril 1959 par feu Mamadou Dia, à l’époque président du Conseil du gouvernement. Ses premières dépêches ont été mises en ligne le 2 mai 1959, soit un mois après sa création.
NMS/AD