Dakar abrite une Concertation de haut niveau sur la transhumance transfrontalière
APS
SENEGAL-AFRIQUE-ELEVAGE

Dakar abrite une Concertation de haut niveau sur la transhumance transfrontalière

Dakar, 17 nov (APS) – La 1ère Concertation de haut niveau pour ‘’une transhumance transfrontalière apaisée’’ dans le couloir Ouest sera tiendra à Dakar, mardi, a annoncé le ministère de l’Elevage et des Productions animales. 
 
Le couloir de l’Ouest regroupe les pays de la Mano River Union (Côte d’Ivoire, Guinée, Libéria, Sierra Léone) et ceux de la Sénégambie (Sénégal, Gambie) auxquels il faut ajouter le Mali, la Mauritanie et la Guinée Bissau, précise le ministère dans un communiqué transmis à l’APS.
 
Outre les pays membres plus le Mali, la Mauritanie et la Guinée Bissau, participeront à cette concertation les Organisations inter-gouvernementales (CEDEAO, CILSS, OMVS, Mano River Union, UEMOA), les représentants des Organisations professionnelles agricoles, pastorales, de la société civile et du secteur privé (APESS, RBM, ROPPA, COFENABVI, AFAO).
 
Sont également annoncés les représentants des partenaires techniques et financiers et autres institutions techniques d’appui et de facilitation : UE, Banque mondiale, AFD, DDC, Hub Rural, Secrétariat CSAO/OCDE, UNOWAS, FAO, PAM.
 
Le communiqué relève qu’avec un cheptel estimé à plus de 346 millions de têtes dont plus de 73,7 millions de bovins, 110,3 millions d’ovins, 157,1 millions de caprins et 4,6 millions de camelins, le sous-secteur de l’élevage se positionne comme un des moteurs de l’économie agricole de la région Afrique de l’Ouest et du Sahel. 
 
Il ajoute que sa contribution à la création de la richesse régionale ‘’est estimée à plus de 5% du PIB, avec des pointes se situant entre 10 et 15% dans les pays sahéliens (Niger, Burkina Faso, Mali et Tchad)’’.
 
La même source signale que le sous-secteur de l’élevage est également crédité d’une forte contribution au renforcement de l’intégration des systèmes de production agricole et d’élevage, mais aussi de l’économie régionale ; à la densification des économies locales avec l’apparition et le fonctionnement de nombreux marchés à bétail, d’une part, et l’installation de nombreuses unités de collecte, de mini-laiteries et autres activités annexes, d’autre part’’. 
 
Il y a également la contribution à la sécurité alimentaire et nutritionnelle, à la valorisation d’immenses territoires et au renforcement de la sociabilité des populations ne fait l’objet d’aucun doute.
 
La transhumance, ‘’sur toutes ses formes, joue un rôle très important’’ dans la mise en valeur des grands espaces sahélo-sahariens qui ‘’constitue, très souvent, des lieux de refuges et d’action pour les groupes terroristes’’, déplore t-on. 
 
Selon le communiqué, ‘’la question du banditisme et du terrorisme, impacte négativement le bon déroulement de la transhumance et induit des modifications importantes dans les trajectoires habituelles vers des zones plus sécurisées’’. Il devient donc un enjeu majeur qu’il faudra prendre en compte dans la gestion du pastoralisme en Afrique de l’Ouest.
 
L’organisation d’une concertation de haut niveau pour une transhumance apaisée dans le couloir Ouest vise à ‘’décentraliser la concertation de haut niveau pour en faire un instrument efficace de prévention et de gestion des crises liées au pastoralisme et à la transhumance transfrontalière’’.
 
Il s’agira aussi d’amplifier la portée et le champ des concertations que les organisations socio- professionnelles conduisent chaque année sous l’égide du PRAPS et d’informer ‘’les acteurs des problématiques du pastoralisme et de la transhumance transfrontalière des initiatives en cours au niveau régional, notamment l’évaluation de l’état de mise en œuvre du cadre réglementaire du pastoralisme et de la transhumance transfrontalière, ainsi que les législations en vigueur.
 
L’objectif ‘’est de contribuer à l’amélioration de la gestion des flux de transhumance transfrontalière et de commercialisation du bétail, en fournissant aux décideurs politiques des informations leur permettant de prendre des décisions stratégiques et opérationnelles, relatives aux déplacements des animaux entre les pays en présence.
 
La rencontre de Dakar se déroulera en deux étapes : la réunion des experts (19 et 20 novembre) suivie de la session ministérielle à partir du 21 novembre.
 
OID