La violence liée à la campagne électorale en exergue
APS
SENEGAL-PRESSE-REVUE

La violence liée à la campagne électorale en exergue

Dakar, 12 fév (APS) - La livraison de mardi de la presse quotidienne constate l’escalade de la violence relative à la campagne pour la présidentielle, avec la mort, la veille, à Tambacounda (est), de deux personnes dans des affrontements entre les militants de deux camps opposés.

Des affrontements entre jeunes de la coalition au pouvoir, Benno Bokk Yaakaar (BBY), et des membres de la garde rapprochée du Parti de l’unité et du rassemblement (PUR) "ont fait deux morts et sept blessés dont deux journalistes, hier, à Tambacounda", rapporte Le Soleil.
 
"Ibrahima Diop, 31 ans, et Cheikh Touré dit Mathieu, 25 ans (ont été) tués lors de bagarres opposant les gardes du corps du candidat du PUR et des militants de BBY à Tambacounda", précise le quotidien L’Observateur, selon lequel 24 personnes ont été arrêtées dans le cadre de ces incidents, sans compter 4 véhicules incendiés, 8 blessés dont 3 graves.
 
Le journal Le Quotidien parle de "3 victimes (qui) sont de la coalition au pouvoir qui accuse la sécurité du candidat Issa Sall" dont la garde rapprochée a été désarmée et arrêtée, si l’en croit plusieurs journaux, dont L’As.
 
"La pure violence à Tambacounda", affiche ainsi cette publication qui se fait notamment l’écho de la réaction du président-candidat. "La loi s’appliquera sans aucune faiblesse", assure Macky Sall.
 
"Hier, à la place d’une caravane ou d’un meeting, les journalistes qui accompagnent le candidat du Parti de l’unité et du rassemblement (PUR) Issa Sall ont été les témoins d’une barbarie inouïe à Tambacounda", écrit L’As.
 
"Les journalistes accrédités auprès de l’équipe de campagne de Issa Sall (...) n’oublieront pas de sitôt la date du 11 février 2019. Ils ont failli laisser leur vie au cours d’un affrontement entre les militants du PUR et ceux de Benno Bokk Yaakaar (...)", renchérit Walfquotidien.
 
Sud Quotidien constate avec tous les autres quotidiens "l’escalade" de la violence, Vox Populi, par exemple, parlant même de "chaos" et de "tueries" à sa Une. 
 
"La campagne électorale pour la présidentielle de 2019 a pris une nouvelle tournure tragique hier (..)", souligne Enquête, "une nouvelle tournure", selon Vox Populi, des "scènes de chaos" qui font que les choses virent "à la tragédie", estime Libération.
 
Alors que les différents camps politiques s’accusent, Source A met tout le monde dans le même sac et fait observer que pouvoir et opposition, "en irresponsables, attisent les braises, depuis plusieurs jours". 

BK/ASG