Dialogue politique et faits de société en Une
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SENEGAL-PRESSE-REVUE

Dialogue politique et faits de société en Une

Dakar, 16 mai (APS) – Les journaux parvenus jeudi à l’Agence de presse sénégalaise mettent l’accent sur les péripéties liées au dialogue national initié par le chef de l’Etat tout en s’intéressant à des faits de société.
 
Dans la foulée de son investiture pour un second mandat à la tête du pays, le président de la République avait appelé à la tenue d’un dialogue national. 
 
Une récente réunion regroupant le ministre de l’Intérieur, Aly Ngouille Ndiaye et les représentants des partis politiques légalement constitués à l’exception du Parti démocratique sénégalais (PDS, opposition), a jeté les bases de ce dialogue.
 
La nouvelle rencontre prévue le 28 mai risque de se tenir en l’absence de représentants de partis politiques, notamment de l’opposition regroupés dans un Front de résistance nationale (FRN).
 
"Le FRN suspend sa participation au dialogue", annonce en appel à sa Une, Vox Populi. Selon le journal, ces partis d’opposition posent comme préalable la mise en place d’une commission cellulaire indépendante et l’engagement solennel du chef de l’Etat à appliquer les conclusions du dialogue.
 
La société civile, autre acteur du dialogue politique inclusif, souhaite de son côté la nomination d’une personnalité neutre pour piloter cette initiative de Macky Sall, fait savoir La Tribune.
 
Autre écueil, relevé par cette publication, la division notée dans les rangs de l’opposition au sujet de ce dialogue. "Là où les uns ont entrepris de mener la politique de la chaise vide, les autres ont pris l’option de s’asseoir à la table des négociations", souligne le journal dans ses colonnes.
 
De son côté, L’Observateur semble avoir trouvé un début de réponse aux préoccupations des acteurs politiques, notamment de l’opposition en faisant part de l’engagement du chef de l’Etat à faire des "grandes concessions".
 
Selon le journal, Macky Sall est prêt à accepter la mise en place d’un comité de pilotage du dialogue national et la désignation d’une personnalité indépendante pour piloter le dialogue national inclusif. 
 
"Entre le pouvoir et l’opposition, c’est presque une convergence de vues sur l’approche et l’organisation du dialogue national. Le profil du modérateur qui était la pomme de discorde semble (désormais) faire l’unanimité. Jusque-là, l’opposition posait comme condition principale la mise en place d’une commission cellulaire indépendante pour diriger les travaux", croit savoir le journal du Groupe futurs médias (GFM).
 
Le quotidien Kritik anticipe déjà les implications de ce dialogue politique qu’il compare à un "jeu de dupes".
 
"Face au pouvoir qui veut conserver sa longueur d’avance électorale pour mieux se mettre en orbite pour les élections locales, il faudra un génie politique qui transcende les frustrations primaires et les querelles d’égos. Autant le pouvoir cherche d’abord à se crédibiliser, pour donner l’impression d’être ouvert au dialogue constructif et inclusif, autant l’opposition y va sans scrupule, convaincue d’avance que les dés sont pipés", analyse le journal.
 
Loin de ces préoccupations, Enquête quotidien met en exergue les accidents mortels enregistrés dans la circulation cette semaine, notamment à Thiaroye, dans la banlieue de Dakar, et sur la route de Nioro, dans la région de Kaolack
 
"Au Sénégal, les mêmes inconséquences conduisent aux mêmes tragédies : 12 morts et une trentaine de blessés ont été dénombrés en 48 heures. Le permis à point, attendu pour être une panacée se fait désirer. Comme si destin s’amusait à faire un clin d’œil macabre, cette série de drames survient moins d’une semaine après la tenue de la Semaine nationale de la prévention routière où la question a été débattue à fond", s’élève la publication.
 
La mortalité sur les routes due à des accidents est de l’ordre de 612 personnes (en 2018) contre 635 en 2017, rapporte le journal en citant un rapport de la Brigade nationale des sapeurs-pompiers (BNSP).
 
"Au Sénégal, il y a une crise d’autorité et morale. Ce sont là, deux calamités qui ne font que déstabiliser une nation parce qu’engendrant une crise de repère", déplore le khalife général des Tidianes, Serigne Mbaye Sy Mansour, dans des propos rapportés par Le Quotidien. 
 
Le Soleil met en relief le déplacement de Macky Sall à Paris, la capitale française où dix chefs d’Etat et de gouvernement et des magnats du net ont mis en place un Front contre le terrorisme en ligne.
 
Le journal évoque dans le même temps l’engagement du Sénégal en faveur de l’initiative dite "Appel de Christchurch", nom de la ville néo-zélandaise victime d’une attaque terroriste perpétrée contre la communauté musulmane.
 
L’auteur de cette attaque avait diffusé en direct sur un réseau social la vidéo de son carnage devenue depuis lors virale. "L’Appel de Christchurch" est ainsi une initiative destinée à contraindre la propagation de cette forme de terrorisme en ligne.
 
"Le Sénégal soutient cette action pour un monde meilleur", renchérit Sud Quotidien qui souligne par ailleurs le refus des Etats-Unis d’Amérique de s’engager en faveur de cette initiative.


AKS/ASB