SENEGAL-MEDIAS-SANTE
Dakar, 13 mars (APS) –
samedi 13 mars 2010, par Adama Ly Diouf
En l’absence du programme de lutte contre le paludisme dont l’exposé était aussi attendu, la chargée de communication du Conseil national de lutte contre le Sida (CNLS), Seynabou Mbodji a présenté le plan de travail mis en place par sa structure qui intègre au ‘’premier plan un partenariat dynamique avec les médias’’.
Ainsi, le CNLS a dit compter sur l’engagement des médias en vue de l’accélération de la réponse face à la pandémie et l’intensification des messages de sensibilisation, a rapporté Seynabou Mbodji.
La mobilisation contre le sida, comme toutes les autres pandémies, devrait être totale en impliquant la presse à un niveau élevé d’un partenariat dynamique qui va au-delà de la simple couverture médiatique,
La chargée de communication du CNLS a également fait part de la maitrise des processus de mise en œuvre des feuilles de route établies par les programmes et leur niveau d’exécution.
Elle est largement revenue sur la politique de communication mise en place par le conseil qui met en avant des campagnes de sensibilisation auprès des communautés pour véhiculer le plus largement possible les moyens de prévention en vue de maintenir la taux de prévalence dans la population générale.
Toutefois, chez certains groupes sociaux notamment les homosexuels et les travailleurs du sexe, le taux de prévalence reste encore élevé (à 21%), et constitue un terreau qu’il faut défricher pour éviter une propagation de la maladie.
L’Alliance nationale contre le Sida a aussi abondé dans le sens du plaidoyer fort de la part des médias pour permettre aux populations d’être ‘’mieux averties sur les risques de certains comportements sexuels’’.
La même démarche a prévalu pour le Programme de lutte contre la tuberculose avec Dr Ramatoulaye Sall Touré qui a reconnu que la communication n’a pas été toujours la priorité du programme, évoquant le manque de moyens qui a plombé les ambitions du PNT dans ce domaine.
Aujourd’hui, la maladie qui tend à être endémique avec sa réapparition, constitue un problème de santé publique. Le PNT a opté de revoir sa stratégie de communication pour une ‘’meilleure portée des messages de sensibilisation surtout pour le volet prise en charge et respect strict de la durée du traitement’’.
Pour la responsable du Bureau prise en charge au sein du PNT, il existe encore, concernant la tuberculose, une méconnaissance de la gratuité des soins et de la réduction de la durée du traitement qui est passé de 18 à 6 mois.
Pour une réponse efficace face à l’endémie, l’Etat par le biais du PNT a mis à la disposition des populations, sur l’ensemble du territoire, les moyens de diagnostic et de traitement nécessaire, a ajouté Mme Touré.
Cependant le Sénégal ne détecte que 60% des cas attendus sur les 70% préconisés et n’en guérit que 78% sur 85%.
Dans la perspective d’améliorer ces résultats, le PNT a opté pour l’implication de tous les acteurs et décideurs dans la lutte contre la tuberculose, notamment les médias, a-t-elle souligné.
Sur ces différentes communications qui ont surtout mis en avant la nécessité d’une plus grande implication des journalistes dans l’intérêt d’une meilleure prise en charge de la santé des populations, les participants ont mis l’accent sur un partenariat franc basé sur le respect des principes qui guident l’exercice de la fonction de journaliste.
Dans son exposé, le secrétaire général de l’Association des journalistes en santé, population et développement, Mbagnick Diouf, avait justifié la tenue de la rencontre par le besoin ‘’d’amener les médias à s’impliquer dans la lutte contres les trois pandémies (sida, paludisme, tuberculose)’’.
La fin de la rencontre a été consacré aussi à l’installation du point focal du Réseau des médias sénégalais engagés dans la lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme avec le lancement officiel des activités.