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AFRIQUE-SANTE-SIDA

Les efforts des Etats freinés par la persistance de la propagation, selon un officiel +++Envoyé spécial : Abdoulaye Iba Faye+++

Kabrousse (Ziguinchor), 16 mars (APS) –

mardi 16 mars 2010, par Abdoulaye Iba Faye

La persistance de la propagation du VIH/Sida fait apparaître les limites de l’approche pays, a indiqué mardi à Kabrousse, l’adjoint au gouverneur de la région de Ziguinchor (sud), chargé des affaires administratives, Paul Dione.

"Les stratégies d’intervention dans nos Etats respectifs sont différentes, alors que nos populations évoluent dans un même espace sous-régional", a-t-il fait observer à l’ouverture d’un atelier régional de 3 jours sur la réponse transfrontalière au VIH/Sida.

Des représentants de cinq pays (Sénégal, Guinée, Gambie, Cap-vert, Guinée-Bissau) sont attendus à cette rencontre initiée par Enda Santé et organisée en collaboration avec le ministère de la Santé et de la Prévention, la Division Sida et le Conseil national de lutte contre le Sida (CNLS).

Procédant à l’ouverture de cette manifestation, la deuxième du genre après celle tenue l’année dernière à San Domingos (Guinée Bissau), Paul Dione a relevé que la problématique de la pandémie du SIDA constitue une sérieuse menace pour les pays africains.

Selon lui, l’engagement de la communauté internationale à arrêter la propagation du VIH/SIDA d’ici 2015 s’est matérialisé par l’élaboration, au niveau de des Etats respectifs, de différentes stratégies d’intervention.

Prenant l’exemple de la région de Ziguinchor où le taux de prévalence est supérieur à la moyenne nationale, il a souligné que malgré les efforts déployés par l’Etat et ses partenaires, des contraintes sont identifiées dans la prévention de la transmission du VIH et la prise en charge des PVVIH. Il a notamment cité la forte migration des populations combinée à un important brassage.

"Dans un tel contexte, une harmonisation des stratégies d’intervention au niveau des zones frontalières s’avère indispensable", a-t-il précisé estimant que cela devrait constituer une étape vers l’harmonisation des interventions dans l’espace sous-régional ouest-africain.

Il a fait comprendre que cette approche, au-delà de sa pertinence dans la lutte contre le SIDA, aura le mérite de consolider les initiatives prises dans le cadre du renforcement des zones naturelles d’intégration.

Pour lui, les Etats sont appelés à prendre en compte, dans leurs différentes politiques d’intégration, ’’ces zones au potentiel d’intégration énorme". Il a cependant confié que l’harmonisation des interventions passera d’abord par un échange d’expériences entre différents acteurs sur le terrain.

P.-S.

LTF/BK

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