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VIH/SIDA : un expert préconise l’harmonisation des procédures de prise en charge +++ Envoyé spécial : Abdoulaye Iba Faye+++

Kabrousse (Ziguinchor), 16 mars (APS) -

mardi 16 mars 2010, par Abdoulaye Iba Faye

Le directeur de Enda Santé, Daouda Diouf, a plaidé, mardi à Kabrousse (sud), en faveur de l’harmonisation des procédures et méthodes de prise en charge du VIH/SIDA.

"Dans la plupart des pays, nous avons des Stratégies nationales qui sont bien organisées, mais qui présentent des limites majeures", a expliqué Daouda Diouf à l’ouverture au Cap-Skiring, à Ziguinchor, d’un atelier régional de trois jours sur la réponse transfrontalière au VIH/Sida.

La rencontre regroupe des participants venant de 5 pays (Sénégal, Guinée, Gambie, Cap-Vert, Guinée-Bissau), avec pour objectif de les amener à réfléchir sur la prise en charge transfrontalière, considérée comme l’un des défis à la réponse au VIH/SIDA.

Selon le directeur de Enda Santé, l’ensemble des actions déployées dans ces pays le sont dans les limites du territoire national et ne prennent pas en compte la question de la mobilité transfrontalière.

"Il y a, a-t-il relevé, une grande mobilité des populations liées à différentes activités socio-économiques, culturelles et religieuses entre ces pays qui constituent les facteurs pouvant favoriser la propagation de l’épidémie".

Il a prévenu que s’il n’y a pas de stratégies concertées, il y a de fortes chances que la propagation de l’épidémie ne soit pas maîtrisée, ce qui risquerait d’annihiler les stratégies devant l’endiguer.

Partant, il a évoqué la nécessité d’arriver à faire l’inventaire de l’ensemble des points de prestations de service de l’ensemble des acteurs dans les différents pays, à l’issue de cet atelier devant durer trois jours.

De même, il dit qu’un lien devrait être créé, qui permettrait mettre ensemble les points de prise en charge des Personnes vivants avec le VIH (PVVIV), les services de dépistage et les acteurs de la prévention.

"On doit aboutir à un dispositif régional où plusieurs acteurs de plusieurs pays participent à une stratégie concertée de lutte contre les SIDA", a-t-il dit. Il a noté qu’une personne prise en charge au Sénégal doit pouvoir être suivie normalement en Guinée-Bissau, à Conakry ou ailleurs.

A ce sujet, il a recommandé une harmonisation des normes et procédures globales de prise en charge, tout en attirant l’attention sur un autre problème susceptible de plomber les efforts de prise en charge, faisant allusion au fait que les pays ’’ne sont pas au même au niveau décentralisé de l’offre de soin, de prévention et de prise en charge".

P.-S.

LTF/BK

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