MALI-CEDEAO-MEDIA
Bamako, 16 mars (APS) –
mardi 16 mars 2010, par Assane Diagne
‘’L’élaboration du PCD répond aux directives de la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO, adoptées en juin 2007, de doter la communauté d’un programme de développement qui devra permettre à la CEDEAO, de passer d’une communauté des peuples’’, a-t-il déclaré.
A propos de l’élaboration du PCD, M. Macalou a rappelé qu’elle visait à ‘’mettre en commun toutes les richesses internes afin de réduire la pauvreté et de créer les conditions d’une croissance économique durable, facteur essentiel de paix et de stabilité dans la région ouest-africaine’’.
‘’En effet, a-t-il indiqué, qui plus que les médias et la société civile est en contact direct avec les populations pour lesquelles vous voulez bâtir un Programme de développement ? Personne mieux que les médias ne peut déceler et surtout transmettre les préoccupations à la base’’.
Le ministre malien a souligné le rôle des médias de servir d’interface entre populations et décideurs. Selon lui, la rencontre de Bamako permettra de recueillir le maximum d’informations sur le processus d’intégration, à l’effet de renforcer les capacités d’analyse et d’actions.
De son côté, Mamadou Khoulé, expert communication du PCD à la Commission politiques macroéconomiques de la Commission de la CEDEAO, à Abuja, est revenu sur l’importance du thème : ‘’Mobilisation, sensibilisation et consultation des journalistes économiques sur le PCD : enjeux, stratégies, axes d’intervention et mécanisme de dialogue’’.
Maillon essentiel du processus, le Comité régional de pilotage (CRP) et les organisations de la société civile (OSC) participent à des rencontres régulières depuis un an. Avec les médias, ces acteurs non étatiques sont présentés comme ‘’vecteurs incontournables de tout processus’’.
‘’L’implication de la société civile entre en droite ligne avec la vision dénommée +Vision 2020+, de la CEDEAO adoptée par nos chefs d’Etat et de gouvernement pour donner une impulsion et plus dynamique au processus d’intégration régionale’’, a expliqué M. Khoulé.
Il a rappelé que la formulation du PCD a été lancée en mai 2008 à Ouagadougou, au Burkina Faso, par la Commission d’Abuja pour traduire la vision commune exprimée à travers le slogan : ‘’Passer d’une CEDEAO des Etats à une CEDEAO des peuples à l’horizon 2020’’.
‘’Le PCD sera un programme conçu par des Africains de l’Espace CEDEAO, pour le développement de l’Afrique de l’Ouest, avec la participation, en amont, de tout ce que (la sous-région) referme comme compétences et ressources’’, a-t-il ajouté.
Outre les représentants et experts de la Commission de la CEDEAO, la réunion s’est ouverte en présence d’une vingtaine de journalistes spécialisés en économie et développement. Ils viennent de ces pays : Bénin, Cap-Vert, Gambie, Ghana, Mali, Niger, Nigeria et Sénégal. Des aléas du transport aérien régional ont retardé ou empêché d’autres journalistes invités d’assister à l’ouverture.
Des chercheurs, des représentants du Comité régional de pilotage du PCD et des structures et partenaires des médias prennent part à la rencontre. Financée par la CEDEAO, la rencontre est organisée par le WANEJ ou réseau des journalistes économiques de l’Afrique de l’Ouest qui est partie prenante du processus d’élaboration du programme.
Un tiers des Etats membres ont élaboré la version nationale du Programme communautaire de développement. La mise en œuvre du PCD régional est attendue à l’issue de la table ronde annoncée, en 2012, pour la mobilisation de ressources au niveau de la communauté et qui seraient en mesure de le financer.
SAB/AD