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SENEGAL-ASSISES-THIES

Reconnu coupable de parricide, Cheikh Mbacké Thiam écope d’une peine de 18 ans de travaux forcés

Thiès, 18 mars (APS) -

jeudi 18 mars 2010, par Bator Sall

La Cour d’assises de Thiès a condmané jeudi à une peine de 18 ans de travaux forcés Cheikh Mbacké Thiam, reconnu coupable du meurtre de son père Modou Thiam, a constaté l’APS.

L’avocat général Ndiaga Yade avait requis une peine à perpétuité contre cheikh Mbacké Thiam, coupable d’avoir tué son père en septembre 1999. Les témoins appelés à la barre ont tous été unanimes à dire qu’ils ont vu l’accusé poignardr son père Modou Thiam.

Les éléments du commissariat de police de Diourbel ont été informés de ce qu’au quartier Médinatoul, un individu répondant au nom de Cheikh Mbacké Thiam venait de donner la mort à son père.

Les policiers enquêteurs ont constaté que la victime Modou Thiam a été mortellement atteinte d’un coup de couteau à la poitrine.

Le certificat de genre de mort a fait état d’une plaie pénétrante de 3 cm dans la région épigastrique avec un hémiptéroïde massif, occasionnant un arrêt cardiorespiratoire secondaire à un choc hypovolémique dû à une hémorragie abdominale massive.

Au cours de l’enquête, et devant le magistrat instructeur, l’accusé a contesté les faits qui lui étaient reprochés, se disant même surpris des accusations portées contre sa personne. Il a expliqué avoir été alerté par les cris stridents des membres de sa famille au moment où il était couché dans sa chambre.

Il dit avoir a été surpris de trouver son défunt père étendu à même le sol. Cheikh Mbacké Thiam a tout de même reconnu que, dans le passé, il avait proféré des menaces de mort à l’endroit de son père du fait de nombreux reproches qu’il lui faisait sur son comportement.

A la barre, l’accusé a nié tous ces faits de n’avoir jamais dit à son défunt père Modou Thiam.

Selon l’avocat général, les témoignages autant que l’aveu sont des preuves. L’accusé ne peut rien nier sur les faits qu’il a commis. Toutefois, Ndiaga Yade à écarté la thèse de la démence car selon lui, au moment des faits, Cheikh Mbacké Thiam n’était pas sous l’emprise de la démence.

Soutenant que l’accusé ne peut en rien justifier son acte, le parquet a demandé la perpétuité aux travaux forcés pour le prévenu.

Dans sa plaidoirie, Me Assane Dioma Ndiaye, qui a assuré la défense de l’accusé, a dit que la parricide ne peut se justifier que dans la pchsycanalyse. ’’Le parricide n’est pas un crime social. On tue pour un crime. On ne tue pas pour tuer’’, a-t-il soutenu.

Pour lui, le médecin n’a jamais écarté la démence lors de l’examen, relevant que le Parquet à écarté cette thèse d’office pour charger son client.

Cheikh Mbacké Thiam n’a jamais varié sur ses propos. Il a toujours était constant dans ses déclarations, niant avoir tué son père. De plus, soutien son avocat, au cas où c’est lui qui aurait son père, il n’en avait pas l’intention.

’’S’il avait commis l’acte qu’on lui reproche l’accusé aurait fui. Mais il a joui de toutes ses facultés en gardant son sang froid’’, a indiqué Me Assane Dioma Ndiaye.

Me Ndiaye a demandé à la Cour d’être juste et équitable dans ce procès dont le dossier est complexe car l’imputabilité du crime reste à déterminer.

Après en avoir délibéré, la Cour a condamné Cheikh Mbacké Thiam à une peine de 18 ans de travaux forcés.

P.-S.

SBS/ADC

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