SENEGAL-SOCIETE-STRATEGIE
Dakar, 19 mars (APS) -
vendredi 19 mars 2010, par Mariama Sangare
’’Afin de mieux protéger nos enfants, une des pistes à privilégier est sans nul doute l’approche culturelle’’ consistant associer ’’capital social, capital culturel et capital symbolique’’, a-t-il dit au cours d’un atelier consacré aux droits de l’enfant.
’’Elle doit être menée par l’ensemble des acteurs y compris les bénéficiaires directs, car l’un des objectifs est l’émergence d’une intelligence collective’’, a-t-il précisé.
Gérard Xavier a noté que ’’les résultats dans le domaine du développement ont souvent été incomplets et les impacts trop modestes parce que l’approche culturelle est trop peu prise en compte, ce qui engendre des actions pas adaptées’’.
Cependant, a-t-il relevé ’’l’approche culturelle recèle ses propres dangers’’, estimant que ’’le mariage précoce, l’excision, l’abandon à la naissance de certaines catégories d’enfants, l’infanticide ou le confiage précoce’’, pratiques dénoncées par la Charte africaine sur les droits et le bien être de l’enfant, ’’doivent être éradiquées car présentant une menace directe envers les enfants’’.
Toutefois, il s’est dit conscient que ’’le changement culturel n’est possible que lorsque des conditions externes, matérielles et sociales sont réunies’’.
Selon lui, l’approche culturelle ’’a le mérite d’impliquer tous les acteurs de manière homogène et concertée, de réduire les coûts sociaux, de favoriser le dialogue interculturel et intergénérationnel qui va assurer la viabilité du système, son effectivité, son efficacité et son efficience’’.
Xavier Gérard a signalé que ’’la Convention relative aux droits de l’enfant insiste sur la responsabilité des familles et la nécessité d’un environnement protecteur ainsi que sur l’importance des valeurs culturelles, mais ne précise pas comment organiser et mettre en place ces différents aspects’’.
M Gérard a déclaré qu’il est aussi convaincu que ’’l’approche culturelle et le système de coopération sociale semblent apporter des réponses concrètes et adaptées’’ à la protection de l’enfant.